ART | EXPO

Nouvelles œuvres

01 Mar - 05 Avr 2014
Vernissage le 01 Mar 2014

Dans un ensemble inédit de peintures sur tissus, Claude Viallat décline le motif devenu sa signature sur des tissus imprimés recouverts de graffitis, textes publicitaires, points ou ornements. L’artiste associe également à ses tableaux une série de sculptures-objets en équilibre, assemblages de bois flottés, de pierres et cordes ligaturées.

Claude Viallat
Nouvelles œuvres

Cinq ans après sa dernière exposition, Claude Viallat, figure historique du mouvement Supports-Surfaces, fait son retour à la Galerie Daniel Templon avec un ensemble inédit de peintures sur tissus.

Pour cette nouvelle présentation, Claude Viallat décline le motif devenu sa signature sur des tissus imprimés. Recouverts d’étonnants graffitis, de textes publicitaires superposés, de points ou d’ornements, ils offrent une vertigineuse mise en abîme du principe de répétition cher à l’artiste. Ce systématisme, associé aux couleurs artificielles, à la texture brillante et à l’aspect commercial de certains supports — foulard, nappe de Noël — font un écho inattendu aux créations du Nouveau Réalisme ou du Pop Art.
L’artiste associe également à ses peintures une série de sculptures-objets en équilibre, assemblages de bois flottés, de pierres et cordes ligaturées.

Né en 1936, Claude Viallat est un des fondateurs de Supports-Surfaces, mouvement d’avant-garde artistique qui éclot au début des années 70. Ce mouvement éphémère remet en question les moyens picturaux traditionnels. Regroupant entre autres Vincent Bioulès, Louis Cane, Daniel Dezeuze, Jean-Pierre Pincemin ou Noël Dolla, ce groupement à la fois théorique et politique appelle à un renouvellement de l’art par la remise en question des matériaux traditionnels comme la toile et le châssis.

Viallat commence ainsi à travailler sur des bâches industrielles, libres de tous châssis, sur lesquelles il répète à l’infini une même forme abstraite. Cette «forme» qui peut évoquer tour à tour un osselet ou une main est devenue au fil du temps sa signature. Répété au pochoir, de couleurs variées et sur des supports divers (tissus d’ameublement, tapis, matériaux de récupération), ce motif, qui annihile la notion de «sujet», permet à Claude Viallat de mener une réflexion sur le sens du geste créatif et le statut «d’œuvre d’art».

Vernissage
Samedi 1er mars 2014 à 12h