DANSE | EVENEMENT

Nouveau Festival. Focus Xavier Le Roy

19 Fév - 10 Mar 2014
Vernissage le 19 Fév 2014

Le Nouveau Festival propose un Focus sur Xavier Le Roy. A cette occasion une exposition conçue comme une chorégraphie d’actions, de gestes et de paroles mettra en lumière une vingtaine d’interprètes s’appropriant des éléments de dix années de soli du chorégraphe. En marge de la Rétrospective deux pièces — Giszelle et Self Unfinished — sont programmées.

Xavier Le Roy
Nouveau Festival.
Focus Xavier Le Roy

1. Rétrospective par Xavier Le Roy

Exposition-danse du mercredi 19 février au lundi 10 mars.
Rétrospective est une exposition conçue comme une chorégraphie d’actions, de gestes et de paroles. Une vingtaine d’interprètes s’approprient des éléments de dix années de soli de Xavier Le Roy, créés entre 1994 et 2010, pour les transposer dans une mise en jeu des conventions de temps et d’espace d’une exposition. Retraçant la carrière du chorégraphe et danseur, Rétrospective tisse un nouveau rapport entre ces gestes, des extraits d’œuvres, les visiteurs/spectateurs et les interprètes. Ce projet montre l’inscription du temps dans les œuvres et dans le regard du spectateur, et tente d’inventer un temps, le nôtre, où plusieurs temporalités cohabitent.

Avec Alexandre Achour, Polina Akhmetzyanova, Jérôme Andrieu, Josep Caballero, Sherwood Chen, Volmir Cordeiro, Herman Diephuis, Ben Evans, Chiara Gallerani, Clémence Galliard, Zeina Hanna, Hélène Iratchet, Anneleen Keppens, Jung-Ae Kim, Min Kyoung Lee, Sabine Macher, João dos Santos Martins, Frédéric Seguette, Cyriaque Villemaux.

2. Giszelle

Danse, du jeudi 20 au vendredi 21 février à 20h30
Dans Giszelle, Xavier Le Roy questionne la conception même de mouvement. En glissant le Z de la discorde au sein de «Giselle», archétype du ballet romantique, l’interprète fait l’objet d’une étude quasi anthropologique. La pièce est une tentative de re-configurer le corps humain pour permettre une approche subtile de la danse. Giszelle est une série de séquences dansées où apparaissent des figures en mouvements facilement identifiables et très symboliques, de notre culture occidentale. Salka Ardal Rosengren apprivoise cette série de mouvements et creuse à sa façon les potentialités du corps à se relier au monde qui l’entoure. L’interprétation de ces séquences s’opère dans une transposition calquée sur des procédés propres au montage cinématographique (accélération, ralenti, image par image). Dans un second temps, pour La face B de Giszelle, Xavier Le Roy choisi de montrer l’envers du décor du processus de création d’un spectacle, en présentant les séquences qui n’ont pas été retenues pour créer la chorégraphie de Giszelle. L’ensemble crée une danse d’aujourd’hui. Elle dévoile comment l’image des corps traverse les représentations et trouve une identité, elle-même en permanente évolution.

Conception et chorégraphie: Xavier Le Roy e Eszter Salamon
Interprétation: Salka Ardal Rosengren

3. Self Unfinished

Danse, dimanche 23 février à 17h
Créé en 1998, solo quasi inaugural de son répertoire, Self Unfinished scrute les situations qui peuvent transformer le corps. Quelles en sont les limites et ses interactions avec l’espace? Dans un «White Cube», une table, une chaise et un magnétophone diffusant en boucle l’Upside Down de Diana Ross sont les seuls éléments qui construisent la zone de déploiement des métamorphoses auxquelles Xavier Le Roy se prête. À moitié nu, il déplie et replie son corps, se transforme à volonté, faisant apparaître des créatures hybrides et un corps «sans dessus-dessous».

Conception et interprétation: Xavier Le Roy
D’après la collaboration avec Laurent Goldring
Musique: Diana Ross