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Notes vidéo

Stéphane Pichard utilise la vidéo comme un zoom, un œil pour focaliser son attention sur des petites scènes du quotidien, qui se jouent là, devant les yeux de tous mais que personne ne voit. Ce catalogue donne l’occasion de percevoir ces sections du quotidien.

Information

Présentation
Stéphane Pichard
Notes vidéo

La Mise en scène de la vie quotidienne, ce célèbre titre, pourrait s’appliquer aux courtes séquences de Stéphane Pichard, à condition de préciser que ces mises en scènes sont de cinéma et que c’est le regard porté sur elles qui donne une consistance à des gestes non remarquables. Ses films trouvent toujours, en effet, par un choix de cadre ou un mouvement d’appareil, le moyen de suggérer que les aléas et les accidents pourraient avoir été réglés, ou digérés.

On oscille constamment entre le plausible et l’incertain. Par la succession de ces mises en scènes fondées sur la rencontre et l’occasion, Stéphane Pichard est arrivé à construire et à affirmer une forme sur la durée. Tous les moyens de tournage, ou presque, sont mis à contribution, depuis le téléphone portable (que Pichard utilise parfois) jusqu’aux caméras de surveillance, dont il filme l’inutile travail dans Opticlear Suite.

On est très loin ici du plan fixe comme principe de non-intervention, ou d’absence de point de vue, dont l’exemple le plus parfait est Zocalo de Francis Alÿs. L’économie des films de Stéphane Pichard paraît moins la conséquence d’une morale ou d’une idéologie que le bruit d’une recherche patiente pour redonner à des figures de base la grammaire cinématographique: champ, contrechamp, travelling, un caractère aventureux. Ces figures sont les actions du cinéastes et constituent sa réponse à des situations qui, sans la mise en place d’un dispositif de prises de vue, ressembleraient à des instantanés ou à des tranches de vie.

SOMMAIRE

— …Ou le Dessous
— Comme de jour
— L’esplanade
— Opticlear Suite
— Assèchement
— Last Chance
— Insadong, extérieur jour