ART | EXPO COLLECTIVE

Nos fantômes

10 Sep - 09 Oct 2021
Vernissage le 10 Sep 2021

Nos références culturelles sont autant de fantômes qui nous hantent et que les artistes déclinent dans leurs œuvres à partir de leur propre histoire, leur culture et leur sensibilité. Selon Jérôme Pauchant, le directeur de la Ghost Galerie, l’exposition « Nos fantômes », qui inaugure les locaux parisiens de la galerie, dévoile ainsi les spectres de la création post-graffiti...

La Ghost Galerie, située à Marseille, vient d’ouvrir une antenne à Paris avec une exposition à vocation programmatique: «Nos fantômes ». Spécialisée dans le post-grafitti, la Ghost Galerie est à la recherche de ces fantômes qui hantent les murs des villes, et des spectres qui habitent les œuvres d’art.

« Nos fantômes » : le post-graffiti, des spectres urbains capturés sur une toile

La collection de la Ghost Galerie comprend de nombreuses œuvres sur toiles réalisées par des précurseurs du graffiti américain. Après avoir recouvert les murs et les métros de New York dans les années 1980, certains graffeurs ont déplacé leurs pratiques artistiques dans l’intimité d’ateliers. Ils ont ainsi transformé une expression populaire en un mouvement artistique planétaire. Par sa place dans des paysages urbains, le graffiti est devenu une référence visuelle et culturelle pour artistes. L’exposition interroge sa présence fantomatique dans la création des XXe et XXIe siècles.

« Nos fantômes » : des œuvres hantées qui hantent

Les œuvres exposées sont elles-mêmes hantées par des fantômes. Les ombres de Richard Hambleton dans Shadowman ou les Pointmen extra-terrestres de Futura 2000 sont autant d’apparitions inquiétantes, issues d’un passé compliqué ou d’un avenir fantasmé. L’œuvre Street Triangle de Lady Pink figure, quant à elle, un événement traumatique dont la cause, irreprésentable, est attribuée à un esprit frappeur qui ne peut être qu’imaginé. La métaphore du fantôme évoque ces motifs picturaux qui recouvrent les murs des villes de façon éphémère, mais qui s’imprègnent dans nos esprits, comme si les graffitis s’imprimaient sur nos rétines.

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