DANSE | SPECTACLE

Nos amours, June Events 2017

08 Juin - 08 Juin 2017

Le Théâtre de l'Aquarium, dans le cadre du festival June Events 2017, présente Nos Amours de Julie Nioche. Au rythme des Variations Goldberg de Bach, ce spectacle tente d’approcher et d’exprimer les brisées du sentiment amoureux dans les corps et les mémoires.

Dans Nos Amours, Julie Nioche fait se rencontrer danse et musique pour restituer l’intime intensité de notre passé amoureux dormant dans nos mémoires et nos corps.

Nos amours : réminiscences

Accompagnée sur scène de Miguel Garcia Llorens, Julie Nioche a d’abord décidé, une année durant, de raviver ses souvenirs amoureux en recourant à diverses pratiques somatiques telles l’osthéopathie ou l’hypnose. Et tous deux ont tenté de mettre en forme cette idée : si les histoires d’amour sont source de souvenirs, elles s’inscrivent aussi dans nos corps. Ame et corps, mémoire et mémoire corporelle sont les fidèles surfaces d’inscription de nos vies amoureuses.

La danse peut alors apparaître comme le moyen d’expression privilégié d’un passé, tu ou oublié, mais essentiel dans tout cheminement individuel. La substance même de Nos Amours n’est autre que l’ensemble des épisodes de ce passé amoureux enfoui, que font ressurgir des exercices de mémoire ponctuels, donnant lieu à autant danses.

Nos amours : danse et musique

Les matériaux de la mémoire sont visibles sur scène puisque, puissance du symbole, les corps tatoués des danseurs laissent concrètement voir les traces du sentiment amoureux. La chorégraphie de Julie Nioche se veut donc une plongée dans l’intimité de nos vies soutenue par la cadence des Variations Goldberg et origine d’une création musicale d’Alexandre Meyer.

Interprétée par Glen Gould, cette partition de Bach sert de support à la danse qui épouse la circularité de l’œuvre musicale. Pourtant, la musique comme telle s’efface devant la chorégraphie puisque les spectateurs n’entendent sur scène que la reproduction du fredonnement de Gould, recréé à partir de l’enregistrement des voix de trente personnes, faisant écho aux trente variations écrites par Bach. Danse et musique réinterprètent tout au long du spectacle la pièce de Bach telle que Gould a pu se l’approprier. Comme le dit Julie Nioche : «Ce chant, c’est ce qu’il a offert de lui en jouant, c’est une ouverture sur son intimité. Pareil à ce que j’attends de la danse.»