ART | EXPO

Ce presque rien

21 Avr - 09 Juin 2018
Vernissage le 20 Avr 2018

L’exposition « Ce presque rien » à la galerie nantaise RDV met en regard les peintures de Jacques Le Brusq et les sculptures de Noémie Chauvet, deux univers liés par l’abstraction et par volonté d’inscrire leur art dans le registre de la sensation et de la captation plus que du regard.

L’exposition « Ce presque rien » à la galerie RDV, à Nantes, propose un dialogue entre les peintures de Jacques Le Brusq et les sculptures de Noémie Chauvet autour de leur recherche commune de ce qui se noue au-delà des apparences et du visible.

« Ce presque rien » qui fait basculer du regard au ressenti

Dans la continuité d’une série d’expositions intergénérationnelles organisées par la galerie RDV, celle-ci offre cette fois une carte blanche à deux artistes nantais, le peintre Jacques Le Brusq et la sculptrice Noémie Chauvet. Le titre de l’exposition, « Ce presque rien », désigne cet infime frontière qui fait basculer du regard au ressenti, et aussi, selon les mots de Jacques Le Brusq, « ce qui fait toute la différence entre une œuvre d’art et un simple travail d’art plastique ».

Entre la pratique de Jacques Le Brusq, qui se consacre depuis les années 1960 à la peinture, et celle de Noémie Chauvet, jeune sculptrice de 31 ans, le lien réside dans une même volonté de révéler par leur art une présence qui dépasse les mots et ce que l’on voit, quelque chose qui appartient au registre de la sensation et de la captation. Chez l’un comme chez l’autre, bien que Jacques le Brusq concentre depuis presque quarante ans sa peinture sur les paysages, l’abstraction l’emporte sur la figuration.

Dialogue entre les peintures de Jacques Le Brusq et les sculptures de Noémie Chauvet

Les peintures de Jacques Le Brusq telles que A l’orée et Paysage, réalisées en 2007 et 2015 à l’huile sur papier, témoignent d’une fascination pour la couleur verte, qui guide le peintre depuis plusieurs décennies. Une fascination qui s’inscrit dans une pratique picturale vécue comme une immersion, inextricablement liée à celle du corps dans le paysage, dans la nature, et comme un processus quasi inconscient dans lequel le peintre n’est qu’un médium d’une expression sans a priori.

Les sculptures de Noémie Chauvet conjuguent exploitation de la lumière et géométrie pour mieux bouleverser la perception. Les pièces comme J.06.13#00, C.07.14#01 et T.01.12#02 multiplient les illusions visuelles, usant de matières comme du dibon poli, des miroirs ou de l’aluminium pour générer le trouble par des jeux de reflets, d’ombres et de volumes.

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