ART | EXPO

No Time Left To Start Again/2

29 Oct - 11 Déc 2010
Vernissage le 30 Oct 2010

Allen Ruppersberg présente trois nouveaux projets qui portent à nouveau sur les pratiques de la collection et trois nouvelles sérigraphies uniques, traitant de la mémoire collective de Los Angeles et rendant hommage à son panthéon personnel d’artistes disparus.

Allen Ruppersberg
No Time Left To Start Again/2

Air de Paris présente la seconde exposition personnelle d’Allen Ruppersberg dans ses murs: trois nouveaux projets qui portent à nouveau sur les pratiques de la collection et la façon dont nous reconstruisons et vivons par des histoires toute expérience.

Dans l’installation principale, No Time Left to Start Again / The B and D of R’n’R, l’artiste décore des panneaux sérigraphiés de couleur vives (cibles, fanions et poésie visuelle) avec des impressions couleur d’étiquettes de disques, de nécrologies de musiciens de rock’n’roll et de photographies trouvées, portraits de famille, d’adolescents stylés ou rebelles, toute une population contemporaine des années 40, 50 et 60, décennies qui voient cette musique popularisée grâce au microsillon…

Plus d’un millier de documents collectionnés qui ne sont pas présentés sur les panneaux sont stockés dans des cartons, compilant toutes les autres histoires possibles. Cette installation est la deuxième d’une série de cinq, un ensemble qui recouvrera une période qui commence en 1921 avec le premier enregistrement de musique blues, jusqu’au début des années 70, quand le rock’n‘roll devient le rock. L’artiste a produit également une compilation sonore sur les influences du rock’n’roll et ses différentes formes, équivalent sonore du voyage visuel autour de cette musique à laquelle invitent les panneaux. Les volumes 1 et 2 sont disponibles en vinyles à la galerie.

Dans Spell for Creating a Familiar, Ruppersberg insiste sur la dimension participative et créative de l’acte de lecture comme moyen de réanimation/revivification. Des extraits de textes d’un livre de magie — un sortilège qui donne vie à un objet inanimé — sont associées à des images de jouets miniatures. De sorte que l’œuvre présente une histoire partielle qui ne peut être finie que par le spectateur déchiffrant les images animées par un pouvoir pré langagier, tout en lisant à voix haute le texte.

L’œuvre LA in the 70’s présente également textes et images dont l’association doit être faite par le spectateur. Un article de journal sur un restaurant de la ville de Los Angeles est morcelé et accompagné de photographies de restaurants que l’artiste a prises en 1970. Onze ans après le premier happening d’Allan Kaprow, un an après l’exposition fondatrice «Quand les attitudes deviennent formes» à laquelle Allen Ruppersberg participait, c’est la grande époque de l’art conceptuel.

La galerie présente également trois nouvelles sérigraphies uniques de l’artiste, qui déclinent les questions qui reviennent sans cesse dans l’œuvre de l’artiste («Honey, I rearranged the collection…»), la mémoire collective de Los Angeles et des hommages à son panthéon personnel d’artistes disparus (Marcel Broodthaers, Guy de Cointet, Bas Jan Ader, Wolfgang Stoerchle, Jack Goldstein).