DANSE | SPECTACLE

Biennale de la danse de Lyon, Nicht Schlafen

27 Sep - 28 Sep 2016

A l'occasion de la Biennale de la danse, le chorégraphe Alain Platel présente sa dernière création, Nicht Schlafen, à la Maison de la danse à Lyon. Cette pièce pour neuf danseurs s'inspire de la musique de Gustav Mahler et raconte le contexte historique dans lequel a vécu le compositeur autrichien.

Dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon, Alain Platel présente sa dernière création à la Maison de la danse. Avec Nicht Schlafen, le chorégraphe mêle comme à son habitude danse, musique et théâtre. La pièce est inspirée par l’œuvre musicale de Gustav Mahler, mais aussi par l’Autriche dans laquelle a vécu le compositeur.

Nicht Schlafen ou Mahler Projekt

Lorsque la création était en cours, Alain Platel lui avait donné le titre provisoire Mahler Projekt, Le projet Mahler donc. Pièce pour neuf interprètes, Nicht Schlafen s’inspire de l’œuvre musicale de Gustav Mahler, mais pas seulement. Elle s’intéresse également à l’endroit et à l’époque à laquelle a vécu le compositeur, c’est-à-dire l’Autriche de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Le propos du spectacle se concentre surtout sur les années qui précèdent la mort de Gustav Mahler, décédé en 1911, et qui aboutiront aux crises majeures et aux tragédies des deux guerres mondiales. Une pièce historique, biographique, musicale et dansée.

Distribution de Nicht Schlafen

Alain Platel confie la direction musicale de cette création au compositeur Steven Prengels, avec qui il a déjà collaboré pour plusieurs de ses pièces. Sur le plan musical, les deux hommes se laissent inspirer par plusieurs chants de l’œuvre de Gustav Mahler, mais également par les traditions polyphoniques, notamment importées par les chanteurs congolais Boule Mpanya et Russell Tshiebua. L’ensemble des neuf interprètes se compose de plusieurs danseurs avec lesquels l’artiste a déjà travaillé et de quelques nouveaux talents. Enfin, le décor est réalisé par Berlinde De Bruyckere et les costumes par Dorine Demuynck.

La beauté de la laideur

Alain Platel porte toujours une attention particulière au discordant, voire au déviant. Le chorégraphe décèle, comme personne d’autre, la beauté dans ce qui est qualifié de laid. Il voit le beau quand d’autres voient le syndrome: spasmes, crampes, convulsions, toutes ces tensions musculaires liées à la douleur. Son œuvre entraîne le public à regarder différemment, à reconsidérer les critères esthétiques en vigueur.

Informations
Biennale de la danse 2016 – Maison de la danse
8 Avenue Jean Mermoz, 69008 Lyon
Mardi 27 septembre 2016, à 20h30
Mercredi 28 septembre 2016, à 19h30