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On n’est pas des robots

21 Fév - 19 Avr 2020
Vernissage le 20 Fév 2020

Le secteur de la logistique est au cœur de l’enquête photographique menée par Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet, en collaboration avec des sociologues. L’exposition « On n’est pas des robots » présente à la Maison de la Photographie Robert Doisneau, à Gentilly, le résultat de leur travail d’observation, de documentation et de rencontre effectué pendant trois ans en France et en Allemagne.

L’exposition « On n’est pas des robots » à la Maison de la Photographie Robert Doisneau, à Gentilly, rend compte d’une enquête sociologique et photographique au long cours menée en France et en Allemagne sur les zones logistiques et sur l’organisation sociale qui se déploie à partir de ces lieux de travail ouvrier entièrement privés. Pendant trois ans, des photographes et des chercheurs se sont associés pour observer quatre sites français et allemands, s’entretenir avec les ouvriers puis scénariser leur rencontre avec ces derniers.

« On n’est pas des robots » : enquête sociologique et photographique

Le secteur logistique, qui représente 13 % des emplois ouvriers en France et 17 % en Allemagne est au centre de l’enquête menée par les photographes Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet, en collaboration avec les chercheurs Clément Barbier, David Gaborieau, Gwendal Simon et Nicolas Raimbault. Concentrée sur quatre sites français et allemands, cette enquête s’est déroulée en trois phases dont la première a consisté en la réalisation d’un observatoire photographique et d’une campagne d’entretiens avec des acteurs de la production urbaine de ces zones d’activités.

« On n’est pas des robots » : ouvrières et ouvriers de la logistique

Les protocoles de prise de vue choisis par Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet ont permis de porter un regard sensible sur les zones logistiques. Cécile Cuny s’est intéressée à la relation entre les entrepôts et l’espace public en reconstituant des linéaires de façades. Nathalie Mohadjer a cherché à contredire l’image de « non-lieux » que l’on a souvent de ces zones en dévoilant la fragilité des personnes et des choses qui y évoluent. Hortense Soichet a réalisé une documentation systématique de ces zones en les traversant à pied et en effectuant chacune de ses prises de vue dans le sens des quatre points cardinaux, avant d’installer sa caméra dans deux lieux de sociabilité.

Photographies de Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet

Au cours de la deuxième phase de l’enquête, une deuxième campagne d’entretiens a été menée avec des ouvriers rencontrés en entrepôts et Hortense Soichet a observé l’investissement des espaces dans un entrepôt de livres et la façon dont ils renseignent sur la vie au sein du lieu de travail. Enfin, pour la troisième phase, les photographes et sociologues sont sortis des entrepôts pour suivre une vingtaine d’ouvriers dans le cadre d’itinéraires photographiques mettant en scène leur histoire.