ART | EXPO

Mundo Interpretado

29 Jan - 26 Fév 2011
Vernissage le 29 Jan 2011

«Mundo Interpretado» est une exposition collective réunissant des artistes venus de Cuba, du Maroc, du Sénégal et d’Afrique du Sud. Le titre reprend celui de l’installation de Glenda Leon qui évoque le mythe de Babel.

Communiqué de presse
Tomás Barcelo Cuesta, Seni Camara, Majida Khattari, Alicia Leal Veloz, Glenda León, Karen Miller, José Ney Mila Espinosa, Abderrahim Yamou
Mundo Interpretado

La galerie Dominique Fiat présente, du 29 janvier au 26 février 2011, «Mundo Interpretado», une exposition collective où des artistes venus de Cuba, du Maroc, du Sénégal et d’Afrique du Sud nous font partager leur regard sur le monde. Le titre reprend celui de l’installation de Glenda Leon qui évoque le mythe de Babel: cinq boîtes à musique jouent le nom des dieux de cinq grandes religions du monde écrits en Braille.

Les artistes
Photographe, écrivain et journaliste, Tomás Barcelo Cuesta commence sa carrière comme photo-reporter. Né à Cuba, il vit en Argentine pendant près de 10 ans et jusqu’à sa mort l’année dernière à 60 ans. Il enseigne le photo-journalisme à l’Université de Cordoba. A Cuba il était qualifié de «photographe bon écrivain et écrivain bon photographe». Il a reçu de nombreux prix et était considéré comme la «voix de l’île».

Née en 1945, fille de potière, Seni Camara reproduit les gestes de sa mère dès l’âge de 12 ans. Elle n’a jamais quitté sa Casamance natale. Contrairement à la tradition qui veut que la poterie soit utilitaire, elle glisse en cachette des statuettes dans l’aire de cuisson. Ses oeuvres ont fait l’objet d’expositions importantes comme «Les magiciens de la Terre» (Centre Pompidou, 1989), de documentaire (Philippe Haas, Pennsylvanie, USA, 1992) et de livre (Solitude d’argile, Michèle O’Deye-Finzi, sociologue, 1994).

Safaa Erruas est née en 1976 à Tétouan où elle vit et travaille. Son travail subtil s’inspire de la broderie voire de la couture. Elle expose au Maroc et dans toutes les capitales européennes, jusque récemment à Brooklyn, Mumbai et Taiwan. Son travail sur les sutures autour de fentes originelles, cicatricielles, ouvre notre regard sur la question de l’intime.

Majida Khattari, née en 1966 au Maroc, vit et travaille à Paris. Depuis 1996, Majida Khattari crée des défilés-performances inspirés de la situation des femmes dans les sociétés arabes. Elle met en scène des Vêtements-Sculptures et, en parallèle, réalise photographies, installations, vidéos et films. En artiste indisciplinée, elle reprend et bouscule les codes orientalistes et redonne son inquiétante étrangeté à une excentricité qui était devenue presque familière. Ses oeuvres ont intégré de prestigieuses collections publiques et privées dont celle du Mnam, Centre Pompidou, Paris.

Alicia Leal Veloz (Cuba, 1957) est diplômée de l’Ecole des beaux-arts de la Havane. Elle a exposé à Kuala Lumpur, Kingston, Houston et Berlin. Son travail fait partie de collections internationales et elle a illustré de nombreux livres à Cuba et à l’étranger. Remarquée à la Biennale de la Havanne en 2009 avant d’exposer en France au festival Normandie-Impressioniste et en solo show à la galerie Dominique Fiat il y a quelques mois, Glenda León a exposé en Espagne, Allemagne et au Canada. On retrouve ses oeuvres dans des musées nord-américains (Houston et Pittsburgh) et au Centre Pompidou, Paris.

Karen Miller est née en 1957 à Pretoria en Afrique du Sud. Elle apporte sa vision sur la question de la sexualité et du genre. Elle mélange techniques traditionnelles et photographie à la technologie moderne. Elle crée ainsi une fusion entre passé et présent, sphère privée et sphère publique.

José Ney Mila Espinosa est cubain, né en 1959. Depuis 1985, il a participé à plus de soixante expostions collectives et individuelles et plus de vint-cinq prix nationaux et internationaux lui ont été décernés. Nombre de ses oeuvres font partie de collections publiques et privées, essentiellement aux Etats-Unis (Pennsylvanie, Texas, Floride).

Abderrahim Yamou, né en 1959 à Casablanca, vit et travaille entre Paris et Marrakech. Est suggéré dans son travail une part de l’imaginaire du Jardin mythique qui éclot dans cette région de verdure du Croissant fertile: ce Jardin Premier, berceau paradisiaque des trois monothéismes.