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Multiple 2013

05 Déc - 28 Déc 2013
Vernissage le 05 Déc 2013

L’exposition «Multiple 2013» présente une sélection d’œuvres photographiques qui interrogent la notion d'identité et de paysage. Elle regroupe huit artistes, déjà exposés par la galerie en 2012 et 2013 et, permet d’initier un dialogue entre leurs œuvres.

Malik Nejmi, Alexis Cordesse, Jessica Todd Harper, Ji-Yeon Sung, Céline Clanet, Olivier Rucay, Olivia Lavergne, Abbas Kiarostami
Multiple 2013

La galerie Confluence réalise pour ce dernier mois de l’année une exposition collective qui réunit huit artistes. Chacun d’entre-eux a présenté une exposition personnelle à la galerie au cours de l’année 2012 et 2013.

«Multiple 2013» est une sélection d’œuvres de ces artistes, qui s’interrogent sur les notions d’identité et de paysage.

Depuis 2005, Céline Clanet se rend régulièrement à Maze, un village Sami situé au-delà du Cercle Arctique, en Laponie norvégienne. Elle y photographie les habitants, les maisons, les rennes et ce territoire, qui ne devrait plus être là aujourd’hui, noyés sous les eaux d’un barrage hydro-électrique commandité par le gouvernement norvégien au début des années 70, et qui fut heureusement abandonné, sous la pression et la résistance de la population Sami. Pour l’artiste, Maze représente un symbole ambivalent de la résistance et de l’impuissance.

Les photographies de l’artiste coréenne Sung Ji-Yeon dégagent quelque chose de bizarre et d’étrange. Elles possèdent une force qui entraîne le spectateur dans un état d’absorption pareil à celui de ses modèles. L’artiste a su se distinguer en adoptant un style particulier, dans le domaine du portrait. Au-delà de la simple représentation d’un personnage, ses œuvres expriment une présence et sont empreintes de silence.

La série La piscine d’Alexandre Cordesse s’organise autour du portrait. L’artiste se rend fréquemment, au cours de l’été 2003, à la piscine de Châtillon-Malakoff, une des piscines les plus fréquentées de la région parisienne. C’est dans ce microcosme aquatique d’une grande hétérogénéité, qu’il installe son studio et offre aux nageurs la possibilité de se faire photographier. Postés devant l’objectif, ces corps, privés des vêtements qui d’ordinaire affichent les codes identitaires et sociétaux de chacun, se retrouvent mis à nu, exposés à l’objectif braqué sur eux.

Olivier Rucay développe une rélexion autour de la notion de paysage et d’impression. Il capture à un moment précis un fragment de paysage en utilisant comme élément principal la lumière et comme matière première la couleur, en évitant toute ligne ou contour précis. Il utilise un papier japonais sur lequel se dessine alors un paysage aux couleurs troubles et flottantes, telle la Loire dans ses paysages sauvages.

Dans la série Jungles, Olivia Lavergne explore un territoire à la végétation luxuriante et le champ photographique dans lequel il s’inscrit. Le voyage et la notion même de déplacement, lui permettent de redéfinir en image sa conception esthétique du paysage. Ces images représentent une immersion dans une perspective plus profonde de la vie.

Jessica Todd Harper a commence utilise sa famille en tant que matériau photographique. Elle compose ainsi des images à la fois très travaillées et subtilement documentaires d’une vie de famille prenant place dans des intérieurs bourgeois de Nouvelle-Angleterre. Elle s’inspire à la fois de sa vie de couple et de sa vie de parent. Sa photographie a rarement d’autres sujets. La singularité de son travail réside dans sa capacité à trouver un équilibre entre composition esthétique et mouvement de la vie. Une partie de son oeuvre est également inspirée par la peinture flamande ancienne.

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