ART | EXPO

Mona Hatoum

12 Oct - 21 Déc 2019

L’exposition « Mona Hatoum » à la galerie parisienne Chantal Crousel dévoile de nouvelles œuvres de la plasticienne : des sculptures, installations et œuvres sur papier entre abstraction et réalisme poétique qui offrent de subtiles métaphores de ses thèmes de prédilection : les conflits mondiaux, l’enfermement, les migrations.

L’exposition de Mona Hatoum à la galerie Chantal Crousel, à Paris, présente de nouvelles sculptures, installations et œuvres sur papier à travers lesquelles l’artiste britannico-palestinienne poursuit sa réflexion sur les conflits mondiaux, les migrations et la surveillance.

Nouvelles œuvres de Mona Hatoum à la galerie Chantal Crousel

Les nouvelles œuvres de Mona Hatoum témoignent de sa capacité à manipuler les matériaux les plus divers pour exploiter leur potentiel métaphorique, créant ainsi souvent des espaces emplis de paradoxe, d’ambiguïté, de tension entre forme et contenu. La brique, l’acier, le béton ou encore des cheveux humains sont issus utilisés dans des pièces qui conjuguent abstraction et réalisme poétique, et atteignent ainsi une certaine universalité.

Sculptures, installations et œuvres sur papier de Mona Hatoum

Deux motifs apparaissent de façon récurrente dans les nouvelles œuvres de Mona Hatoum : la sphère et la grille, tous deux métaphores de l’oppression, de l’enfermement et de la destruction. Ainsi les installations et sculptures Hot Spot (stand), Orbital II, Concrete Mobile et A Pile of Bricks, qui mêlent thèmes géopolitiques et considérations esthétiques. Dans l’installation Hot Spot (stand), un globe terrestre en métal et néons rouges dégagent une chaleur et un bourdonnement non identifié, expressions d’un monde en ébullition et en mutation.

Dans la sculpture Orbital II, des barres en acier ponctuées d’irréguliers agglomérats de béton semblent figurer les planètes en orbite tandis que pour la suspension Concrete Mobile, ces matériaux issus de l’univers de la construction sont repris sous la forme d’un immeuble en train de s’effriter, métaphore d’un monde vulnérable et soumis à une destruction continuelle.