ART | EXPO

Inciser le temps

20 Jan - 03 Mar 2019
Vernissage le 19 Jan 2019

L’exposition « Inciser le temps » rassemble à la galerie municipale Jean-Collet de Vitry-sur-Seine les œuvres de vingt artistes représentatifs de l'art pictural des cinquante dernières années. Elle opère des combinaisons inattendues entre générations pour mieux révéler des correspondances esthétiques, formelles ou conceptuelles.

L’exposition « Inciser le temps » à la galerie municipale Jean-Collet, à Vitry-sur-Seine, propose d’explorer la production picturale de ces cinquante dernières années à travers les œuvres de vingt artistes, de Daniel Dezeuze, Rémy Zaugg et Roland Flexner à Mireille Blanc, Dominique Figarella et Catherine Viollet.

Inciser le temps : l’art pictural des cinquante dernières années

L’exposition inaugure « Une année en peinture », un programme en cinq actes qui, tout au long de l’année 2019,mettra à l’honneur l’art pictural à la Galerie municipale Jean-Collet. La célébration à l’automne du cinquantième anniversaire du prix international de peinture « Novembre à Vitry », qui soutient les jeunes artistes, offre en effet l’occasion de rappeler l’attachement de la galerie au langage pictural en tissant des liens entre les générations et les diverses formes plastiques.

L’acte 1 d’« Une année en peinture » est une carte blanche à la commissaire d’expositions, critique d’art et enseignante en histoire de l’art Alexandra Fau. L’exposition conçue par cette dernière invite à une exploration de la production picturale des cinquante dernières années à travers les œuvres de vingt artistes présentées suivant un schéma précis. Celui-ci qui consiste à mettre en regard par paires des réalisations issues de générations distinctes, révélant ainsi des correspondances d’approche, de pratique, de réflexion et recréant des familles de peintres à travers les époques.

Inciser le temps pour révéler des familles d’artistes par-delà les époques

Ainsi, la combinaison d’un dessin au graphite sur papier de Julien Carreyn et de la peinture LGB20 de Roland Flexner laisse-t-elle entrevoir ce qui relie leurs pratiques respectives : les deux artistes réservent une attention méticuleuse à leurs réalisations, favorisent les tons de gris et le noir, et s’intéressent aux rapports entre le corps et le dessin ou la peinture.

Entre la pièce intitulée Quand fondra la neige où ira le blanc, de Rémy Zaugg, plaque d’aluminium sur laquelle est affichée cette phrase en lettrage adhésif, et la peinture à l’huile sur table Nappage 2 de Mireille Blanc, s’affirme une approche singulière et perturbante de la figuration qui met en doute le visible. Alors que Rémy Zaugg utilise les mots, dans un tableau où le blanc, envahissant, amplifie et met sous tension le propos, Mireille Blanc a recours à la photographie, tirant d’un album de famille des images banales qu’elle reproduit en une sorte de mise en abîme de la représentation.

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