ART | EXPO

Michel Blazy

20 Mai - 22 Juil 2017

L’exposition « Michel Blazy » à la galerie Art : Concept, à Paris, réunit de nouvelles œuvres de l’artiste qui poursuit son exploration des mutations de la matière. Tableaux et fresques réalisés à partir de matériaux industriels imitent le vivant et témoignent de la limite poreuse entre l’inerte et l’organique.

L’exposition « Michel Blazy » à la galerie Art : Concept présente des tableaux et fresques de l’artiste dans lesquels il poursuit son exploration de la matière et du vivant.

Michel Blazy explore les mutations de la matière

La pratique de Michel Blazy est depuis ses débuts consacrée à la matière et à ses mutations. Elle fait appel à des matériaux modestes issus du quotidien, de l’industrie ou du monde organique du jardin pour composer des pièces qui laissent le champ libre au hasard. Les œuvres de Michel Blazy sont conçues comme de simples propositions, des compositions de base que les développements naturels et imprévisibles de la matière font évoluer.

L’exposition réunit des pièces qui s’inscrivent dans la démarche de Michel Blazy sur le vivant sans avoir recours à des matières organiques. Adoptant l’aspect traditionnel de tableaux et de fresques, elles sont constituées de matériaux inertes tirés du domaine industriel qui ont pour vocation d’imiter le vivant. La pièce intitulée Nouvelles amibes domestiques 6 est compose d’une surface en plâtre modelée en relief recouverte d’un tissu de coton sur lequel des auréoles d’eau et de colorant alimentaire évoquent un de ces organismes monocellulaires. Les motifs d’un tondo reproduisent les nervures du marbre.

Chez Michel Blazy, la matière industrielle imite le vivant

Les nouvelles œuvres de Michel Blazy proposent un nouveau mode d’exploration de du vivant. De la même façon que dans les expérimentations avec des lentilles de ses débuts ou dans les fontaines déversant de la mousse en continu, l’imprévisibilité de la matière prenait le contrôle de l’œuvre, ces derniers travaux laissent s’opérer une fusion entre l’œuvre et la matière. En effet, chaque pièce reproduit en effet la matière pour mieux épouser et reproduire ses processus de transformation et d’affranchissement. Avec poésie, les œuvres de Michel Blazy démontrent que la matière artificielle appartient elle aussi à un cycle de vie en perpétuelle évolution.