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Mem-brain strata 1

13 Mai - 15 Mai 2009

«Mem» comme mémoire et «brain», le cerveau, centre des terminaisons nerveuses, qui lie entre elles les sensations. De la réunion de ces deux mots, émerge un nouveau rapport — un trait d’union qui transforme notre acception des relations entre matière et mémoire.

Communiqué de presse
Maria Donata d’Urso
Mem-brain strata 1

Horaire : 19h30
Durée : 40 min

— Conception, chorégraphie et interprétation : Maria Donata d’Urso
— Composition, musique électronique (live) : Kim Cascone
— Lumière : Maryse Gautier
— Assistant régisseur lumière : Bruno Marsol
— Dispositif : Frédéric Casanova, Jérôme Dupraz, Maria Donata D’Urso

Mem-brain strata 1 est présentée dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-saint-Denis 2009.

Pour prolonger sa réflexion centrée sur la peau – envisagée en tant qu’élément plastique et poétique – Maria Donata D’Urso est allée à la rencontre d’autres champs de savoir. Dans la biologie contemporaine, la peau n’est plus seulement cette enveloppe fragile, voilant l’accès au dedans. C’est aussi un « cerveau étendu », réseau par où transite une infinité de messages sensoriels, interface qui reçoit et filtre les informations – chaleur, pression, plaisir, douleur. Comment est constituée cette peau, comment réagissent ses éléments les plus imperceptibles ?

Pour donner une image sensible de ce nouveau territoire artistique et théorique, le travail chorégraphique s’élabore à la frontière des sciences et des biotechnologies. Relié à des tissus, à des interfaces réagissant à la respiration, à la température, à la lumière, le corps tout entier se fait « mem-brain » – récepteur et connecteur, sujet et objet.

Une déhiérarchisation de l’organisme s’opère, qui conduit le regard aux périphéries, vers les plus infimes réactions qui se produisent et se propagent à la surface de la peau. Entre le vivant et l’artificiel, entre tension et sensibilité, désir et expérimentation, Mem-brain nous donne à voir et à entendre le corps sous un angle inouï : relié aux mutations de l’environnement contemporain, il affirme la vibration du sens, l’impossibilité d’une maîtrise totale. Au plus épuré de la forme, cette « première strate » nous révèle une totalité complexe.
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