ART | EXPO

Mécaniques remontées

25 Mar - 06 Août 2017
Vernissage le 25 Mar 2017

L’exposition « Mécaniques remontées » au Centquatre-Paris présente des sculptures sonores et motorisées de Zimoun. Des œuvres plus complexes qu’il n’y paraît qui invitent à s’interroger sur l’espace et la perception mais aussi les notions d’individualité, de collectivité et de réseaux.

L’exposition « Mécaniques remontées » au Centquatre-Paris réunit des sculptures sonores de Zimoun qui interrogent l’espace et la perception mais aussi les notions d’individualité, de société et de réseaux.

Les sculptures sonores de Zimoun se transforment à chaque exposition

Les sculptures sonores et motorisées de Zimoun investissent les salles du Centquatre-Paris où elles se déploient de façon inédite, comme à chaque nouvelle exposition. Ces sculptures que l’artiste suisse conçoit depuis une dizaine d’années sont constitués d’objets souvent issus de la vie quotidienne ou de l’univers industriel et faits de matériaux bruts comme le carton ou le bois. Ces objets sont couplés à de petits dispositifs motorisés pour former un petit module qui est reproduit jusqu’à occuper tout l’espace.

La combinaison des modules est modifiée par Zimoun à chaque nouvelle exposition, les dimensions et le rythme de chaque pièce l’ensemble s’adaptant au lieu. Le parcours s’apparente à une immersion dans une vaste architecture visuelle et sonore. L’apparente simplicité qui s’en dégage au premier regard est rapidement nuancée par la complexité sous-jacente.

Les œuvres de Zimoun interrogent la perception, l’espace, l’individualité et la collectivité…

Chaque pièce adopte des mouvements qui lui sont propres, tout en s’intégrant à un ensemble d’une grande harmonie. La lecture de l’ensemble se fait donc à deux niveaux : celui de chaque module, d’abord simple, et celui de l’ensemble, une composition riche d’une infinie variation visuelle et sonore. La structure massive dans laquelle le visiteur est immergé se regarde et s’écoute en même temps car les sons est généré en temps réel par les matériaux choisis, de telle façon que l’on voit ce que l’on entend, selon les mots de Zimoun.

Les œuvres de Zimoun sont des entités modulables à l’infini et donc les mouvements et les sons se succèdent également de façon répétitive, sans début, ni fin, ni aucune volonté narrative. Elles invitent à une concentration méditative sur leurs détails et guident l’esprit vers une multitude de réflexions sur des notions aussi variées que la perception, l’espace, l’individualité, et la collectivité, les réseaux, la simplicité et la complexité, l’humour, la science…