ART | EXPO

Mars la Rouge

25 Sep - 04 Nov 2010
Vernissage le 24 Sep 2010

David Renaud plante le décor: un paysage extra-terrestre joue avec les éléments architecturaux de la Galerie et nous invite à parcourir un environnement de type futuriste.

David Renaud
Mars la Rouge

À la rentrée, atterrissage annoncé au beau milieu de la Galerie du Théâtre d’un fragment de la planète Mars, du XXIIIe siècle (au moins !) avec ses nouvelles architectures, ses stations orbitales et son atmosphère rouge et martienne!

Au mur, un «tondo» hypnotique, peinture circulaire aux motifs cellulaires psychédéliques, dans l’espace sont érigées d’étranges constructions, rampes de lancement, tours monolithiques sans fenêtres, plates-formes et autres vaisseaux spatiaux à facettes.

Un territoire en devenir, aux frontières indécises, ouvert à tous les possibles, doublé d’un territoire mental que l’artiste nous donne à explorer dans tous ses méandres, à la manière des labyrinthes de José Luis Borges: l’Aleph, la Bibliothèque de Babel, labyrinthes d’énigmes, de fictions en abymes, de points de vue et de géométries répétés à l’infini, s’ouvrant aux imaginations, aux prophéties, à toutes les utopies.

Peintre et sculpteur, David Renaud est un «voyageur immobile» qui vit à Paris, naît en 1965, peu avant l’année où Niel Armstrong accomplit son premier pas sur la lune! Son travail artistique –depuis une vingtaine d’années- explore et approfondit les rapports entre perception et représentation des territoires, à travers la cartographie, le dessin en volume, les plans-reliefs, les maquettes.

Si en première lecture, ses œuvres peuvent apparaître comme des restitutions scientifiques (élaborées à partir de données de mesure et des rapports d’échelle précis) elles se révèlent à nous dans un second temps, dans leurs potentialités politiques et poétiques.

Sur les développements récents du travail de l’artiste, Franck Richard écrit: «Influencé par la science fiction « post-conquête spatiale » qui tend à accorder l’immensité cosmique et conscience humaine, David Renaud s’interroge sur la valeur de cette utopie. En essayant de cartographier un périmètre infini, au-delà de la ligne et après le tracé, c’est la notion même de frontière qu’il questionne.»