ART | EXPO

Marie-Ange Guilleminot

06 Oct - 30 Déc 2007

L’objet est au centre du travail de Marie-Ange Guilleminot, qui lui attribue de nouvelles fonctions, entre objet du quotidien et œuvre d’art, qui l’utilise comme intermédiaire pour nouer un dialogue avec le spectateur.

Exposition
Marie-Ange Guilleminot

L’objet est au centre du travail de Marie-Ange Guilleminot, elle le transforme, lui attribue de nouvelles fonctions à la fois objet du quotidien et oeuvre d’art. L’artiste utilise les objets qu’elle a créés ou modifiés comme médium entre l’oeuvre l’artiste et le spectateur.

A Sérignan, Marie-Ange Guilleminot présente, entre autres, son travail entrepris en 1999 sur la collection de chaussures du musée Bata de Toronto. Menant une véritable recherche scientifique, et multipliant les relevés : chaque chaussure est photographiée de profil, à la même échelle, prenant presque l’aspect d’un dessin, dont les formes peuvent s’apparenter à des meubles ou à une architecture. Marie-Ange Guilleminot réalise des prototypes des semelles de chaussures, en les réinterprétant à sa façon. Les visiteurs sont invités à les essayer au sein du «Salon de transformation» : leurs différences fondamentales impliquent une stature spécifique, une marche, mais également le moyen de comprendre à travers un objet usuel, une culture, une époque.

Marie Ange Guilleminot présente également un «chapeau-vie», objet qui se prête à de multiples transformations et avec lequel elle a réalisé diverses performances, ou encore un «Oursin» objet qui successivement peut prendre la forme d’un pouf, sac-à-main, couverture, manteau, tente, parachute, voile, maison, méduse, citrouille, baleine ou linceul…

Ses pièces s’articulent autour d’une relation à trois : le je de l’artiste, le vous du public et l’objet transitionnel, objet d’art. Ce rapport triangulaire induit des mécanismes de curiosité – qui poussent les visiteurs à toucher les pièces -, de séduction – par l’aspect sensuel des propositions -, mais aussi de frustration – de ne pouvoir appréhender le corps de l’autre dans sa totalité.