ART | EXPO

Terra Incognita

29 Fév - 31 Mai 2020
Vernissage le 29 Fév 2020

La réalité virtuelle s’invite au château d’Oiron à travers la création originale Terra Incognita de Mari Bastashevski. En plongeant le visiteur dans un futur indéterminé où l’homme n’existe plus, l’artiste russe propose un exercice de réflexion sur le statut du patrimoine dans le contexte d’un environnement menacé.

L’exposition « Terra Incognita » au château d’Oiron dévoile une création en réalité virtuelle de Mari Bastashevski qui permet aux visiteurs d’explorer la galerie de peintures murales Renaissance du monument dans une nouvelle temporalité. Alors que cette galerie réalisée dans le style de l’Ecole de Fontainebleau place l’homme au centre de l’histoire en déployant un cycle consacré à la guerre de Troie, Mari Bastashevski propose de s’immerger dans un monde dans lequel les hommes n’existent plus.

Terra Incognita : une œuvre de réalité virtuelle de Mari Bastashevski

Le titre de l’œuvre de Mari Bastashevski, Terra Incognita, peut désigner une terre inconnue ou un territoire non exploré par l’homme ; ici, l’artiste propose de redécouvrir un territoire en l’abordant d’un point de vue non anthropocentrique. Par le biais de la réalité virtuelle, Mari Bastashevski offre une nouvelle expérience esthétique d’un même espace, plongé dans une autre réalité, à une autre époque et sous un autre regard.

Mari Bastashevski imagine une « Terra Incognita » dont les hommes ont disparu

La création originale de Mari Bastashevski constitue une œuvre immersive qui invite à réfléchir sur un futur post-humain dans lequel le patrimoine de l’humanité survivrait et sur la façon dont ce patrimoine pourrait être perçu par d’autres entités que les êtres humains. Equipé d’un casque de réalité virtuelle autonome, le visiteur est plongé dans le même espace que celui qu’il parcourt physiquement mais dans une époque différente.

Terra Incognita plonge le château d’Oiron dans un futur indéterminé

L’œuvre de Mari Bastashevski remet en question les références et les repères du visiteur en imaginant une nouvelle histoire pour la galerie des peintures du château. Elle forme un exercice spéculatif de réflexion sur le statut du patrimoine dans le contexte d’un environnement menacé, mais aussi un codage destiné à une entité vivante, humaine ou non.