ART | EXPO

En affinité(s) #1, Marcel Duchamp / Jean Dupuy

28 Avr - 27 Mai 2017

Première d'un cycle "En affinité(s)", l’exposition « Marcel Duchamp / Jean Dupuy » à la galerie parisienne Loevenbruck fait dialoguer les œuvres du dadaïste et du représentant du mouvement Fluxus. Entre le dispositif Le Grand Verre de Marcel Duchamp et les installations de Jean Dupuy se dessinent des affinités et un sujet commun : l’érotisme.

L’exposition « Marcel Duchamp / Jean Dupuy » à la galerie Loevenbruck, à Paris, propose un dialogue entre les œuvres des deux artistes. Les installations du dadaïste et celle du membre du mouvement Fluxus se rencontrent sur le terrain de l’érotisme.

Un dialogue «en affinité(s)» entre Marcel Duchamp et Jean Dupuy

L’exposition met en lumière les affinités qui existent entre les œuvres de Marcel Duchamp et de Jean Dupuy. Plusieurs œuvres de ce dernier sont mises en regard, selon son souhait, de la réalisation majeure de Marcel Duchamp : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, souvent désignée par Le Grand Verre. Entre ce grand œuvre et les réalisations de Jean Dupuy se met en place un dialogue sur le thème de l’érotisme.

Au cœur de l’exposition et au milieu des œuvres de Jean Dupuy s’impose le dispositif Le Grand Verre que Marcel Duchamp a réalisé de 1915 à 1923. Entre deux panneaux de verre enchâssés dans un cadre et montés sur trépieds sont disposes des éléments en matériaux non conventionnels comme de la feuille et du fil de plomb, de la poussière, de la peinture à l’huile… L’œuvre, dont le sens demeure jusqu’à aujourd’hui sujet à controverses scelle la rencontre entre Marcel Duchamp et Jean Dupuy en évoquant les notions de visible et l-d’invisible, de désir et de frustration.

L’érotisme comme terrain commun

L’œuvre intitulée Rouge à lèvres de Jean Dupuy, un dyptique de tableaux sur lesquels sont tracés à la peinture acrylique rouge sur l’un une suite de chiffres et de lettres et sur l’autre un poème érotique, synthétise le sujet de l’exposition en symbolisant le désir inconscient. Le dispositif Trou Verge, conçu en 1991, lui fait directement écho. Il reprend par une boîte d’optique et d’une diapositive qui constituent une sorte de mini peep-show mobile, l’anagramme entre les mots « trou » et « verge » que Jean Dupuy décline par un jeu sur la couleur et le langage.

Une toile de grand format intitulée La Paresse des voies ferrées, a été réalisée pour l’occasion par Jean Dupuy et constitue une référence aux recherches de Marcel Duchamp. Elle propose une autre anagramme à partir d’une phrase absurde rédigée par Marcel Duchamp « Faut-il réagir contre la paresse des voies ferrées entre deux passages de trains ? » La version de Jean Dupuy, tracée à la peinture noire, est : « Le passage des tirs par la voie serrée de fesses en transe ».