ART | EXPO

A Hole in Time

27 Sep - 15 Déc 2018
Vernissage le 27 Sep 2018

L’exposition « A Hole in Time  » au CAC La Traverse d’Alfortville, rassemble les œuvres de neuf artistes contemporains autour de la notion d’uchronie, une fiction construite autour d’une modification d’un événement historique. Dessins, collages, des installations et vidéos explorent les réflexions qui gravitent autour de cette forme narrative.

L’exposition « A Hole in Time » au Centre d’art contemporain La Traverse, à Alfortville, réunit des dessins, des collages, des installations et des vidéos, avec pour fil rouge la notion d’uchronie et les multiples champs qu’elle a investis au-delà de la seule fiction, de la philosophie à la politique.

« A Hole in Time » : une exploration plastique de l’uchronie

Le titre de l’exposition « A Hole in Time  » (Un trou dans le temps) est emprunté au roman Cities of the Red Night , premier volet d’une trilogie de William Burroughs publiée dans les années 1980. Il est une allusion directe au thème qui relie les œuvres : l’uchronie. Ce genre fictionnel dont la trilogie de William Burroughs est un exemple a pour principe d’imaginer un autre déroulement de l’histoire à partir de la modification d’un événement passé. Cette notion et ce terme, récents, ont été créés au XIXème siècle par le philosophe Charles Renouvier avec son ouvrage Uchronie, l’utopie dans l’histoire.

C’est autour de cette notion que sont réunies les œuvres de Manon Bellet, Emilie Benoist, Bianca Bondi, Laurie Dall’Ava, Victor Mazière, Laura Gozlan, Lyes Hammadouche, Laura Huertas-Millán et Angelika Markul. Plus particulièrement, l’exposition prend pour source l’artiste américain Robert Smithson dont les monumentales sculptures de land art ont été considérablement nourries par les réflexions nées de l’uchronie.

Science et utopie, des vidéos de Laura Gozlan aux sculptures de Bianca Bondi

Les installations visuelles et les films expérimentaux de Laura Gozlan, réarrangeant des images extraites du cinéma de genre et de films scientifiques, explorent les utopies scientifiques, technologiques, architecturales et communautaires. Les installations et vidéos d’Angelika Markul entremêlent faits réels et fiction, notamment science-fiction, avec une prédilection pour les lieux disparus, inconnus ou inquiétants, de mines de cristaux mexicaines à la centrale de Tchernobyl, guidée par une réflexion sur la mémoire, les corps, les lieux et le cycle vital. Les sculptures et peintures de Bianca Bondi sont nourries de son intérêt pour les sujets scientifiques et de ses intenses recherches et documentation sur divers sujets, des mathématiques à la physique en passant par la planétologie, une masse d’informations qu’elle collecte avant de la transformer d’une façon plastique, en les associant à d’autres champs moins scientifiques comme l’animisme et le spiritisme.