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et sur les blés en feu la fuite des oiseaux

25 Sep - 15 Déc 2019
Vernissage le 25 Sep 2019

L’exposition « et sur les blés en feu la fuite des oiseaux », à la Maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, présente des œuvres réalisées en duo par Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart. Ces photographies, installations, dessins, vidéos et pièces sonores montrent avec poésie et parfois violence notre monde en sursis.

L’exposition « et sur les blés en feu la fuite des oiseaux » réunit pour la première fois, à la Maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, les œuvres de Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart. Ces deux artistes, qui explorent chacun de leur côté l’image pour la première et l’image et le son pour le second, développent des projets communs depuis 2016.

« et sur les blés en feu la fuite des oiseaux » : œuvres en duo de L. Jean-Dit-Pannel et G. Tassart

Les démarches respectives de Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart sont marquées par une même inspiration punk et une même désillusion face à un monde qui court à sa perte. En les invitant à prolonger leur collaboration, le centre d’art offre un dialogue entre leurs univers, leurs poésies, leurs obsessions, leurs poésies et leur permet d’associer leurs engagements face à l’absurdité du monde contemporain.

Des œuvres qui évoquent l’engagement et la résistance

L’exposition réunit une vingtaine d’œuvres, dont certaines sont inédites et qui empruntent à différents médiums tels que la photographie, le dessin, la vidéo, l’installation et l’œuvre sonore. Son titre, « Et sur les blés en feu la fuite des oiseaux », a été extrait par Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart du recueil de poèmes Le Musée Grévin pubié par Louis Aragon en 1943, pour évoquer la volonté d’engagement et de résistance qui traverse leurs œuvres.

Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart montrent un monde en sursis

Les œuvres de Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart témoignent des multiples destructions que l’homme inflige à la nature, à ses ressources et à lui-même. Ainsi une série de photographies réalisées sur des sites toxiques sans autorisation côtoie un nid d’oiseaux composé de 60 000 aiguilles d’acupuncture et un champ de pâquerettes naturalisées, sous les sons émis par une radio pirate ou encore d’une reprise désenchantée de la célèbre chanson « What a wonderful world » de Louis Amstrong par Lydie Jean-Dit-Pannel et Gauthier Tassart.