PHOTO | EXPO

Lucien Pelen

09 Fév - 24 Mar 2007
Vernissage le 09 Fév 2007

Les photographies de Lucien Pelen mettent en scène un personnage, perdu dans l’immensité du paysage. Entre land-art et performance, hyper-réalisme et incongruité, ses acrobaties et autres périlleuses déambulations évoquent Yves Klein, Philippe Ramette, Francis Alÿs...

Communiqué de presse
Lucien Pelen
Lucien Pelen

«Il faudrait des qualités lyriques rares pour célébrer à leur juste hauteur les images que Lucien Pelen nous offre depuis deux années maintenant, ces images qui épatent par leur pleine évidence inquiétante, leur audace inexplicable, leur beauté imparfaite: ce sont exclusivement des paysages dans lesquels on peut apercevoir, parfois nettement, parfois moins, un individu jeune de sexe masculin volant dans l’espace, parfaitement à l’horizontale, avec une chaise au bout de ses bras tendus et de son corps cambré, ou pendu par les pieds à la première branche d’un arbre, basculant sur sa chaise du haut d’une falaise, ou monté sur un pylône électrique attifé d’une jupe de donzelle, sautant par-dessus un muret en pierres attaché à une longue corde qui le retient par la taille, ou encore, pour les plus récentes de ces photographies, nu comme Adam sur les hauts plateaux de Lozère, portant, tel un Quichotte sans moulins à l’horizon, un balai et un couvercle de poubelle en guise d’instruments d’accompagnement, puis prenant un pique-nique bigarré dans la fraîcheur d’un jour gris, allongé dans le courant d’un fleuve et tenant un parapluie au-dessus de la tête, ou au contraire, sans souci de logique ni des convenances, s’accrochant d’une main à la balustrade métallique d’un pont de chemin de fer pour s’asperger de l’autre d’un plein arrosoir d’eau claire et, last but not least, enfonçant dans le sol d’un champ infini sa hache de bûcheron, cet outil qui porte le joli nom de merlin et qui fait chanter le bois, comme Merlin l’enchanteur, mais un Merlin encore et toujours nu et cognant de toute sa force non merveilleuse – je veux dire très humaine, autant que l’humain s’autorise quelquefois à frisotter les poils des dieux – mais assurément aussi efficace qu’une baguette aux pouvoirs illimités. (…)»

Emmanuel Latreillle

Article sur l’exposition
Nous vous invitons à lire l’article rédigé par Anne-Lou Vicente sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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