ART | EXPO

L’Intervalle de résonance

11 Juil - 11 Sep 2016
Vernissage le 11 Juil 2016

L’exposition «L’intervalle de résonance» de Clément Cogitore, au Palais de Tokyo, consiste en une grande installation vidéo consacrée à des phénomènes inexpliqués. La vidéo, la musique et le récit servent à examiner les méthodes rationnelles autant que fictionnelles utilisées pour en donner des interprétations.

AGENDA / ART
Clément Cogitore
L’Intervalle de résonance

Le Palais de Tokyo présente une installation vidéo monumentale de Clément Cogitore, L’Intervalle de résonance. Entre cinéma et art contemporain, elle explore deux moyens opposés par lesquels sont appréhendés les phénomènes inexpliqués: les théories scientifiques et les croyances irrationnelles.
Clément Cogitore donne forme aux perceptions différentes, aux «intervalles de résonances» qu’un même phénomène produit en fonction des modes de réception et d’interprétation avec lesquels on l’aborde.

L’installation vidéo s’inspire de deux manifestations naturelles d’origines inconnues: la perception par certaines personnes de sons émis par les aurores boréales et l’apparition d’une étrange formation lumineuse en Alaska.

Le dispositif mêle récit et techniques expérimentales de captation de l’image. Il se compose d’un espace plongé dans un noir profond qui brouille les repères spatiaux et sensoriels. Dans cet espace une multitude d’images projetées se reflètent sur le sol, tandis que sont diffusés un monologue polyglotte et une musique aérienne de Francesco Filidei et Lorenzo Bianchi Hoesch.

Les vidéos et les propos transmettent les images et les récits relatifs aux deux phénomènes mystérieux: les tentatives d’explications rationnelles et d’interprétations irrationnelles. Mais dans les deux cas, les recherches de causes scientifiques sont confrontées aux superstitions et croyances des communautés Inuit et Saami vivant dans les régions où se sont manifestés les phénomènes.

L’installation entremêle les éléments visuels et narratifs produits par ces deux modèles interprétatifs. A travers eux se construit un récit entre fiction et document qui relève de la mythologie personnelle et collective, du protocole scientifique et d’une cérémonie rituelle.

Vernissage
Lundi 11 juillet 2016.