PHOTO | EVENEMENT

L’Eté photographique de Lectoure 2008

19 Juil - 24 Août 2008
Vernissage le 19 Juil 2008

La programmation de l’Eté photographique 2008 s’articule en trois pôles: une vision en sept expositions de l’univers urbain contemporain, le parcours artistique de Paul Pouvreau et le dernier état d’un projet de Stanislas Amand initié en mai 2006 à Lectoure.

Communiqué de presse
Stanislas Amand, Christophe Beauregard, Guillaume Beinat, Serge Clément, Cédrick Eymenier, Stephanie Kiwitt, Mark Lewis, Paul Pouvreau, Zoe Strauss
L’Eté photographique de Lectoure 2008

La programmation de l’Eté photographique 2008 s’articule en trois pôles: une vision en sept expositions de l’univers urbain contemporain, le parcours artistique de Paul Pouvreau et le dernier état d’un projet de Stanislas Amand initié en mai 2006 à Lectoure pour Cheminements.

Au Centre de photographie, Paul Pouvreau offrira pour la première fois une vue d’ensemble sur une oeuvre qu’il développe depuis le milieu des années 80. «Ce qu’on voit, c’est ce qu’on cherche à voir. Ou bien ce que l’on cherche à voir est caché par ce que l’on voit? […] Mes photographies ne vérifient que des doutes et des incertitudes». «Paul Pouvreau propose une nouvelle lecture de la banalité, teintée de dérision et de surréel. Est-ce que l’image, et surtout la photographie, peut nous mentir ? Ou plutôt, quelle marge de certitude nous laisse-t-elle ?» (Hic et Nunc).

Avec les portraits de sans abri de sa série inédite Semantic Tramp, Christophe Beauregard fait vaciller nos évidences en remettant en cause l’a priori d’une photographie simple enregistrement du réel. Par un recours à la mise en scène qui, sur un tel sujet, nous déstabilise, le photographe veut raviver nos regards anesthésiés par le flot des images. En photographiant l’envers du décorde sa ville de Philadelphie, Zoe Strauss s’emploie elle aussi à donner une visibilité à tous les exclus qui hantent la rue. «Je ne montre pas la belle Amérique » écrit l’artiste.

Dans une sorte de champ-contrechamp, l’un par le portrait en couleur d’une jeune femme seule dans l’intimité de son studio à Tokyo, l’autre par la géométrie implacable de vues anguleuses en noir et blanc de l’espace public marseillais, Guillaume Beinat et Stephanie Kiwitt font ressentir, par des démarches inverses mais avec une même intensité, la dureté blessante de la ville et sa violence sur ses habitants les plus vulnérables.

Serge Clément, Cédrick Eymenier et Mark Lewis, auteurs à la fois de films et de photos, partagent une même fascination pour le théâtre d’ombres et de reflets que devient la rue lorsqu’on l’observe dans les vitrines, sur l’asphalte ou les carrosseries automobiles. Leurs images déréalisent l’univers quotidien pour en donner une vision vertigineuse, quasi métaphysique chez Clément et Lewis. Les photos de Serge Clément et de Cédrick Eymenier, et les films de ce dernier, sont faits dans la déambulation, tandis que les deux films de Mark Lewis présentés à Lectoure – Rush Hour et Gladswell’s–montrent le défilement des passants depuis un point fixe.

A la Cerisaie, Stanislas Amand présentera l’état final d’un projet initié à Lectoure en avril 2006, qui associe le fruit d’une collecte de photos de famille des années 70 à des observations sur l’art, l’urbanisme, le monde actuel, etc., réunies dans une correspondance avec une galeriste (peut-être) imaginaire.

Comme toujours, les expositions seront accompagnées d’événements (performances, rencontres, tables rondes, projections, etc.) organisés pour l’ouverture puis pendant la durée du festival (programmation en cours). Pour la première fois, l’Eté photographique proposera des masterclasses dirigés par des artistes de cette édition.