ART | EVENEMENT

Les salons de Frasq

08 Avr - 08 Avr 2012

Un état d’esprit commun sous-tend ces premiers salons de Frasq: l’envie d’instaurer un moment favorable (et joyeux) à la circulation des idées sur la création artistique actuelle. C’est également une invitation à venir dialoguer sur les pratiques de la performance.

Anne Dreyfus, Carole Halimi, Did Heros, Cyril Jarton, David Noir, Alberto Sorbelli, Sarah Venturi
Les salons de Frasq

Les salons de Frasq ce sont 8 heures ouvertes à la parole (ou aux silences), 8 heures de contributions en tout genre (littéraire, culinaire, philosophique, performative et autres) apportées par chacun (artistes, participants et public confondus). Un salon qui prend confortablement le risque de s’inventer lui-même au fil de son déroulé.

Seul rendez-vous garanti: Pause pour boissons et denrées diverses de 19h à 20h30.

Pour contourner l’écueil qui serait d’avoir à donner une définition unique de ce que représentent les salons de Frasq, citer quelques extraits de mails échangés entre les initiateurs du projet semble le plus approprié:

«Bien que je conçoive que cela fasse partie du concept du salon, la joute brillante, qu’elle soit du côté «Des papous dans la tête», «Académie des neufs» ou plus sportive et baroque, «Takeshi castle» ou «Interville», ne me tente pas en soi et me semble un environnement restrictif et contraignant. Voilà pour mon point de vue, mais je n’oublie pas qu’il ne s’agit après tout que d’un intitulé. Auquel cas, je préfère de beaucoup «à l’Ouest», avec ce que son ouverture sous entend, à «middle west» qui sonne par trop «middle class»».

«Bref, je trouve que Salon est bien choisi, si c’est plus spécifiquement XVIIIe, meilleure résonance avec l’époque actuelle, et le sens demeure ouvert en se référant au Salon (exposition d’art)».

«Le «saloon» Frasq serait une forme entre salon littéraire et western où l’on peut tirer un coup en l’air ou sur tout ce qui bouge et surtout sur tout ce qui bouge pas, ou jouer aux cartes, boire, échanger des expériences, chanter, danser sur les tables, etc. C’est moins chic que les mardi de Mallarmé (mais on peut imaginer un jeu de fléchettes avec des images de poètes pour cible) mais plus drôle».

«Suggestion: Est-ce qu’on peut payer sa part d’individus non ramenés, en poulets rôtis ou même coquilles St Jacques (si vraiment on est obligé d’être raffiné)?».

«Pourquoi le Far Gentilly? Etre à l’Ouest. Penser: viser juste et tirer le premier. Le Far Gentilly, c’est quelque part entre l’époque de la Toison d’or, l’Esthétique de la folie et Sang pour sang pur sang».

«Je suis aussi pour l’ordre alphabétique, les artistes n’étant en rien plus influent/es que les universitaires ou toute autre forme de pensée».