DANSE | SPECTACLE

Les Plateaux, 22e édition

27 Sep - 27 Sep 2014
Vernissage le 27 Sep 2014

Ce rendez-vous annuel fait, pour sa 22e édition, la part belle aux talents émergents, en France et à l’international, invitant des chorégraphes de huis pays européens (Autriche, Belgique, Espagne, France, Hongrie, Italie, Irlande, Portugal). Après une première journée à la Maison des Arts de Créteil, la Briqueterie accueille le second volet des Plateaux, ouvert au public: neuf spectacles sur une seule journée, entre scène et jardin, placés sous le signe de l’innovation.

Laurent Falguiéras, Jordi Galí, Jann Gallois, Leila Gaudin, Nicolas Hubert, Aoife McAtamney, Lander Patrick, József Trefeli et Gábor Varga, Viktória Dányi, Csaba Molnár et Zsófia Tamara Vadas
Les Plateaux, 22e édition

Programmation des Plateaux à la Briqueterie

14h00: Jann Gallois (Cie Burn out), P = mg (17mn)
P=mg est la formule physique du poids, force de pesanteur exercée par la terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre. Sur un plateau dépourvu de tout élément de décor, P=mg est une expérimentation, une mise en situation dans laquelle la gravité serait décuplée afin d’imaginer les différentes étapes que traverserait un corps pour s’adapter et surpasser une telle situation.

14h30: Nicolas Hubert (Cie Epiderme), (re)flux (30mn)
Une pièce qui ne raconte que le flux continu des corps qui la composent, leurs trajectoires dans l’espace, leur chevauchement, les actions des uns sur les autres, se (re)poussant, se (re)tirant, se (re)plaçant, se (re)tenant, se (re)posant… Explorant toutes formes de motricité (rouler, marcher, courir, sauter, ramper), nous évoquerons l’inépuisable ressource du corps humain à avancer, esquiver, s’extraire, évoluer, scruter l’espace… Accumulations, répétitions, transformations,
variations: autant de règles du jeu pour construire et déconstruire un continuum de mouvement, jusqu’à plus soif.

15h30 et 18h15:
Aoife McAtamney, Softer Swells (25mn)
Softer Swells est une danse décousue à la fois dans la structure et le contenu. Elle illustre un paysage de souvenirs se modifiant rapidement. Le spectacle fait apparaître des références culturelles irlandaises relatives au genre et aux attitudes sexuelles. Ces références sont identifiables à travers la
voix celtique très douce de Aoife et la chorégraphie du spectacle, qui se déploie à travers des mouvements incertains. Une performance envoûtante.

15h30 et 18h15: Jordi Galí (Arrangement provisoire), T (40mn)
T est né de mes premières recherches personnelles autour de l’objet. L’interaction du corps avec l’objet, que j’ai commencé à explorer là, a ouvert un vaste horizon pour mon travail de création: poids (gravité), espace, une nouvelle relation au spectateur… Dans T, tout est question d’équilibre, de mise en tension, d’assemblage d’objets. Un rituel absurde dans lequel les événements prennent peu à peu la forme d’une structure. Une construction délicate, balancée, complexe, sur laquelle se promène, tout en la bâtissant, un corps chorégraphique. Un dispositif fait de rouages et de balanciers sonores qui progresse jusqu’à atteindre son paroxysme : un équilibre impossible et le silence.

15h30 et 18h15: Leïla Gaudin (No man’s land), Errance à la Briqueterie (30mn)
Errance est une pièce de danse théâtre pour lieu atypique réécrite pour chaque contexte de représentation qui traite de l’exclusion sociale, Errance à la Briqueterie – au dehors… Tout au long du processus de création, matériaux textuels et chorégraphiques coexistent, le théâtre et la danse se mêlent. Outre la dimension sociale du thème de l’exclusion, des questions plus générales sont soulevées: la relation du sujet au regard, à l’espace et au temps. Leïla Gaudin offre au regard ce que parfois on n’ose regarder.

16h30: József Trefeli & Gábor Varga, Jinx 103 (20mn)
Jinx 13 est un projet hors norme. Un duo dynamique entre 2 danseurs très accomplis qui mélange rythmes et rituels avec la danse contemporaine et les percussions corporelles pour créer une harmonie de danse et de musique. Au plus proche du public, dans un espace urbain, avec des rubans de chantier qui délimitent l’espace, les deux danseurs explorent les rythmes et rituels originels en les confrontant au contexte actuel. De ces percussions corporelles, frappes de pied, de mains et sur le corps, claquements de doigts surgissent des rythmes complexes dansés avec une dextérité fascinante. De la virtuosité en toute simplicité.

17h30: Viktória Dányi, Csaba Molnár et Zsófia Tamara Vadas, Skin me (40mn)
Viktória Dányi, Csaba Molnár et Zsófia Tamara Vadas sont trois jeunes danseurs qui ont mis en scène, dans cette oeuvre, des idées très personnelles. Deux jeunes musiciens expérimentaux, Áron Porteleki et Ádám Czitrom, rejoignent les danseurs sur scène dans cette production de Skin Me. Tous les cinq nous racontent leurs relations, leurs amours, leurs aventures. Ils cartographient, dépouillent, et éclatent le tout simplement pour se rapprocher encore plus. Les scènes sont tissées à partir de la danse et de la musique live dans un espace changeant. Les interprètes font irruption dans nos vies, questionnant et transformant le sens. Ensemble la musique et la danse tracent des zigzags entre des extrêmes physiques et émotionnels sans limite, parfois en les allumant, parfois en les éteignant. En parallèle, l’œuvre implique et fait chevaucher d’autres genres artistiques. L’amour dépouillé en s’amusant.

19h15: Laurent Falguiéras (Cie Pic la Poule), Scène (45mn)
Scène, partie de tennis de table chorégraphique pour l’espace public pour 4 interprètes et un cuisinier/plasticien. Une grande table, quatre danseurs, un peu de nourriture, beaucoup de dégustation, un espace scénique rouge éclatant comme une arène où les spectateurs viendraient regarder de près ce qui se trame… Des giclées, des éclaboussures, des excès pour traiter avec humour de notre course à l’avoir, du toujours plus, de nos désirs… sans fin/faim. Une réflexion sur le gaspillage et ses méfaits.

21h00: Lander Patrick, Cascas d’Ovo (45mn)
«Ce n’est pas une histoire d’amour» fait référence au tableau de Magritte Ceci n’est pas une pipe. Deux hommes les yeux bandés exécutent des mouvements précis, rythmés par la musique des frappes corporelles, comme un métronome. Caresses et provocation, revendication d’un territoire, une relation duelle imprévisible, donner et recevoir, comme à l’infini. La chorégraphie détermine la musique et le silence oriente la dramaturgie de la pièce. Les performeurs sont dans une tension fascinante. Le vocabulaire sonore se complexifie de variations, de rythmes. Un jeu d’enfants qui envahit peu à peu le public.

Informations
La Briqueterie (Vitry-sur-seine)
Samedi 27 septembre 2014 à partir de 14h