ART | EXPO

Les Nouveaux chercheurs d’or (The New Gold Diggers)

17 Sep - 31 Oct 2015
Vernissage le 17 Sep 2015

Emilie Brout & Maxime Marion présentent six nouvelles pièces. Celles-ci abordent la question de l’apparente pauvreté des images amateur qui inondent internet mais aussi les problématiques économiques et spéculatives du marché de l’art. Entre elles se dessine en filigrane une recherche sur la matérialité et la virtualité.

Emilie Brout et Maxime Marion
Les Nouveaux chercheurs d’or (The New Gold Diggers)

Emilie Brout & Maxime Marion présentent six nouvelles pièces inédites créées entre 2014 et 2015. Celles-ci abordent aussi bien la question de l’apparente pauvreté des images amateur qui inondent internet que les problématiques économiques et spéculatives du marché de l’art.

La vidéo générative Regulus, constamment en évolution et qui n’est composée que d’images trouvées en ligne via un algorithme, est vendue à la coupe. Dans Ghosts of your Souvenir, les photographies de tourisme anodines à première vue se révèlent être une collection d’autoportraits. Untitled SAS, première œuvre à être enregistrée au Registre du Commerce n’est autre qu’une société dont les actions sont librement échangeables, influençant sa valeur globale. Le faux passeport de Nakamoto (The Proof) permet une incursion dans l’univers sulfureux des darknets et de la monnaie électronique Bitcoin.

« Les Nouveaux chercheurs d’or », d’où est tiré le nom de l’exposition, présente une typologie d’échantillons dorés obtenus gratuitement sur internet, révélant les ramifications des circuits de production et de distribution ayant permis leur création. Les écrans brisés de Return of the Broken Screens, réactivés par des vidéos personnalisées, posent la question de l’obsolescence.

Entre les pièces se dessine également en filigrane une recherche sur la matérialité et la virtualité, les limites entre espaces physique et digital, où les matériaux présentés ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, où la valeur n’émerge pas nécessairement là où on l’attendait.

Emilie Brout & Maxime Marion vivent et travaillent à Paris. Leur démarche repose sur une pratique de l’appropriation: à partir de collections de documents (photographie vernaculaire, extraits cinématographiques, cartes dynamiques…) qu’ils créent ou sélectionnent en ligne, ils questionnent le rapport que nous entretenons avec les images. Explorant ce qui relève du commun, ils interrogent de manière sensible les modalités de circulation, les moyens de diffusion et l’histoire des données au sein des réseaux.