DANSE | SPECTACLE

Les Inaccoutumés. Avanti Tutta, 30 ans dans un an et tant pis pour ceux qui sont fatigués

11 Déc - 13 Déc 2014
Vernissage le 11 Déc 2014

Pour cette création, Claudia Triozzi, chorégraphe en résidence à la Ménagerie de verre, présente une pièce sur le travail au féminin, audacieuse et singulière, qui rompt, comme souvent chez la danseuse, avec les codes de la représentation, du corps dansé et de la scène.

Claudia Triozzi
Les Inaccoutumés.
Avanti Tutta, 30 ans dans un an et tant pis pour ceux qui sont fatigués

Comment nous tenons et on s’y tient, à cette place aussi bien réelle qu’imaginaire de la représentation ?
Par quelle croyance souterraine et par quelle parole ?
Bluffée par le sort d’être encore là.
Des femmes parlent de leur aptitude au travail.
Des invitations pour dire qu’improviser, c’est viser.
Un luxe du temps qui se fête ensemble.
Claudia Triozzi: « Pour une thèse vivante ».

Conception, Scénographie, Interprétation: Claudia Triozzi
Régie générale: Sylvain Labrosse
Régie son: Samuel Pajand
Avec: Gianna Serra, Antonio Lamonica, Violetta Sanchez, Michel Guillet, Élise Chauvin

Claudia Triozzi commence ses études de danse classique et contemporaine en Italie et s’installe à Paris en 1985. Parallèlement à son travail d’interprète (avec Odile Duboc, Georges Appaix, François Verret, Alain Buffard, Xavier Leroy et Xavier Boussiron), elle crée ses propres pièces dans lesquelles elle développe aussi bien la direction de la mise en scène que l’interprétation. Son travail de recherche et de réflexion se fonde sur une transmission où l’expérience du faire, du partage et l’engagement à l’autre fait preuve de pensée ouvrant des espaces de subjectivité et de remise en œuvre du temps.

Elle produit des spectacles iconoclastes, des tableaux vivants, dont la danse ne sort jamais indemne car il s’agit toujours pour Claudia Triozzi de mettre à l’épreuve les présupposés du spectacle chorégraphique. L’espace de représentation, les modes d’interprétation propres au danseur et les notions mêmes de spectacle font l’objet d’une perpétuelle remise en question. De pièce en pièce, d’espaces d’exposition en scène de théâtre, Claudia Triozzi repousse les limites du corps et les espaces de visibilité du danseur. Depuis la pièce The Family Tree (2002), Claudia Triozzi explore le travail de la voix en passant par des expériences qui l’engageront à l’écriture de textes et de chansons.

En mars 2011, elle entame un nouveau projet intitulé Pour une thèse vivante, dans lequel elle livre sa réflexion sur l’écriture d’artiste: «Comment penser la recherche en art dans une action qui voudrait privilégier la pratique? En tissant des liens avec des savoirs faire de tout horizons, il a été souvent question pour moi de chercher la raison de mon obstination à la scène. Créer des changements permanents pour radicaliser une posture, cela peut paraître contradictoire, comme par exemple se montrer capable de faire une chose qu’on affirme ne pas savoir. Je voudrais parler d’un corps traversé, composé par une multiplicité d’énergies et qui se joue du choix. Un art de l’assemblage» (Claudia Triozzi).