ART | EXPO

Les grandes oeuvres

17 Déc - 29 Avr 2012
Vernissage le 16 Déc 2011

En homme libre, le peintre et philosophe Ladislas Kijno nous livre dans la profondeur d’un temps froissé par les cataclysmes, une œuvre lyrique, méditative sur l’avenir des hommes, et pertinente par son matiérisme convulsif en résistance à l’air du temps.

Ladislas Kijno
Les grandes œuvres

Peintre de l’insoumission, Ladislas Kijno exprime son combat dans l’énergie, la démesure, la sensibilité extrême de son œuvre polymatérialiste.

Artiste de la diversité, avec pour seule constante la rondeur des formes, il révèle la multiplicité des mondes et de la matière, de ces transmissions secrètes et contradictoires, ces courants ascendants, ce va-et-vient constant qui interdisent de rester dans l’objet.

Homme des remises en cause et des ruptures de style, refusant de rester prisonnier d’un truc, il décline sa poétique rebelle, ses doutes, ses émotions à l’aune de chaque instant de son époque.

Cette seconde moitié de siècle, qui confère aux artistes le statut de nains sur les épaules de géants, eu égard à ceux qui ont magnifié la précédente, Kijno en assume le lourd héritage et en relève le défi.

Sagace, il redresse ses propres faiblesses. Lucide, il veut mesurer cette destruction progressive qui oxyde son corps. Qu’il soit individu ou citoyen du monde, Kijno ne se résout jamais.

À travers son art, à travers la musique et la poésie, mais aussi l’engagement social et politique, ou encore l’aventure spatiale, l’homme reste sa grande affaire, auquel, célèbre ou anonyme, il multiplie les hommages aux titres explicites.

Bien inscrit dans le XXe siècle et ses soubresauts, il n’en succombe pas moins aux mystères de Lascaux, aux rites de l’île de Pâques ou aux métissages de Tahiti, lorsque l’île vient à lui fredonner Gauguin.

C’est cet homme du maquis, ce franc-tireur, cet explorateur de la métaphysique, déclencheur de polémiques et orphelin des lendemains qui chantent, que le centre d’art La Malmaison expose, plus de soixante chefs-d’œuvre.

Les papiers froissés, les coulures d’acrylique, le feu, les pulvérisations et les bombages, la couleur flamboyante témoignent, de recherches sérielles en cycles allégoriques, du travail profond et inventif de Ladislas Kijno, artiste du mouvement, humaniste précurseur et militant.