ART | EXPO

Les Camps de l’Amor

03 Fév - 07 Fév 2015
Vernissage le 03 Fév 2015

Le Générateur accueille à nouveau David Noir après la création de trois performances nées de leur rapprochement: La Toison dort en 2011, Les Parques d’attraction en 2013, SCRAP 1, Le féminin dans tous ses états en 2014. Ouvertes à la participation des visiteurs, ces créations questionnent l’écriture théâtrale contemporaine, en faisant œuvre de transgression.

David Noir
Les Camps de l’Amor

Après Le féminin dans tous ses états, David Noir, artiste protéiforme, nous entraîne ici dans la deuxième étape du cycle SCRAP. Le cycle scrap («une chose de peu de valeur» en anglais) entreprend de compiler des souvenirs et des pensées comme des collages, avec une liberté de ton et une certaine crudité.

«Demandez le programme: Déportation des prétentions humaines/Éradication des sentiments idéalisés/Extermination des idoles de l’Amour.

Solution finaude: sachons nous contenter de l’Estime, ce sera déjà un bel exploit. Jusqu’où la tyrannie des divinités romantiques, fantasmes de celluloïd et de papier va-t-elle faire semblant de guider notre époque loin des réalités que démontre chaque instant qui s’écoule?

Belles paroles. Faux paraître. Selon les lois d’une vertu trop grande pour nous, notre Amour de l’Autre, des peuples, de la nature n’est encore qu’une relation chimérique et politique dont les tiraillements nous tuent d’angoisses hystériques, de justifications fallacieuses, d’arrangements avec nos petites hontes odieuses.
Combien en es-tu complice à travers ton mensonge quotidien? Inutile de pleurnicher sur la planète. Ce que la civilité souhaite, l’animalité l’encule. So Sade!» David Noir