ART | EXPO

Les cages du désir

25 Juin - 31 Juil 2009
Vernissage le 25 Juin 2009

Boîtes en plexiglas, matière végétale et figures chamaniques sont le résultat d’une méditation imaginaire de l’artiste Alain Arias Misson sur les rapports des sexes. Une exposition intitulée Les cages du désir, à découvrir à la galerie Depardieu de Nice.

Alain Arias Misson
Les cages du désir

«L’exposition présentée à la galerie Depardieu, intitulée Les cages du désir consiste en une méditation imaginaire sur les rapports des sexes.
Dans une boîte de plexiglas il y a une cage primitive faite par les indigènes du Panama, tissée avec de la matière végétale de la forêt vierge; à l’intérieur de la cage, il y a une deuxième boîte en plexiglas; dans cette boîte il y a des figures chamaniques mâles et femelles aborigènes très anciennes, aux sexes prononcés, transparentes, sur des chaises ou des lits en de positions différentes qui expriment leurs (nos) relations à la sexualité. Ils agissent sur un arrière-fonds de texte qui caractérise ces relations.
La beauté et la sauvagerie de la végétation tropicale de la cage et la pureté conceptuelle des figures transparentes sur fonds textuel lapidaire donnent une métaphore de la tension de ces relations entre pulsions primitives et riches du sexe et logique ou algèbre à laquelle les relations peuvent se réduire ».
Alain Arias-Misson

Alain Arias-Misson aime se présenter comme un simple «Visiteur ».

Dans les années 60 il faisait partie de quelques innovateurs de par le monde à promouvoir la poésie visuelle, qui se mettait en antithèse à la poésie concrète, afin d’obtenir sur la toile une convergence entre l’image, le son et le mot, dans les objets et les images reproduits.
Nomade de l’écriture et écrivain sur tout, il publie cinq romans aux États Unis dans le contexte du New American Writing, avec ses amis écrivains Walter Abish et Joe McElroy.
Il participe ensuite en Espagne à la création du mouvement poétique expérimental à coté de Jean Brossa et des musiciens Zan Hidalgo et Marchetti.
Avec ses Public Poems, il est proche d’Ignacio Gomez de Liano, le grand philosophe espagnol et d’Herminio Molero, le pop-star poète.
Ensuite, en Italie, il entre de plein pied dans l’avant-garde héroïque et guerrière de l’écriture visuelle avec Sarenco, Miccini, Julien Blaine, Jean-François Bory; en Amérique du Sud il est en contact avec Padin et Vigo; en Belgique avec Paul De Vree; en Allemagne avec Carlfriedrich Claus; en France avec Marc Dachy; au Japon avec Seiichi Niikuni et Kitasono Katue; aux États Unis il fréquente, à la Galerie Emily Harvey, les artistes du mouvement Fluxus.

Bien que le principe d’une poétique visuelle fondée sur le langage ait constitué la matrice de son œuvre, il en a surpassé les limites pendant ces vingt dernières années, avec, par exemple, la création d’un Observatoire Chamanique dans un jardin de sculptures du XVIIIème siècle à la Fondation Villa Buttafava à Gallarate et la construction d’installations nouvelles ayant pour thème la voiture Poémobile).

Ses travaux sont présents dans plusieurs musées, comme par exemple le Getty Museum en Californie, le Musée de Bolzano, le Musée Statal de Amsterdam, le Musée de Stuttgart et dans beaucoup de collections importantes privées.