ART | EXPO

Les artistes de la galerie

09 Juil - 25 Juil 2014
Vernissage le 09 Juil 2014

Pour clôturer la saison, la galerie présente un accrochage collectif de quelques-uns de ses artistes. On peut y voir entre autres une œuvre en verre de l’artiste Pascal Convert qui fait écho à une photographie de Régina Virserius. Plus loin, un grand autoportrait de Damien Cabanes fait face à deux œuvres sur papier, l’une de Yazid Oulab et l’autre de Didier Mencoboni.

Pascal Convert, Régina Virserius, Damien Cabanes, Yazid Oulab, Didier Mencoboni
Les artistes de la galerie

Pour sa dernière exposition de l’année, la galerie Eric Dupont présente un accrochage collectif de quelques-uns de ses artistes. Manière de clôturer la saison par un retour en images.

La première salle met en échos une œuvre en verre de l’artiste Pascal Convert, Fragment de bibliothèque, dont l’exposition récente, «Passion», marqua profondément les esprits, avec une photographie de Régina Virserius qu’elle à prise à la bibliothèque de l’Institut à Paris. Dans les deux œuvres, on retrouve les rayonnages, les livres, leurs tranches abîmées par le temps et les lectures, ici et là, silencieusement se conjuguent la parole masquée du livre refermé et la mémoire emprisonnée des livres fossilisés.

Non loin de là, dans les derniers dessins de Clément Bagot, on observe, outre cette obsession sérielle, d’étranges lignes, précises et profuses, curieuses cartographies imaginaires, tracés à la poétique forcenée dont les textures ne sont pas sans rappeler parfois celle du verre ou du parchemin.

Cette exposition, c’est aussi l’occasion de revoir Mathieu Pernot, récent lauréat du Prix Niépce, que l’on a pu voir ou revoir dans deux récentes expositions au Jeu de Paume et à la Maison rouge. Avec sa série le Feu, photographies de la famille Gorgan, des gitans installés à Arles, qui procèdent à un rituel ancestral consistant à faire brûler la caravane du défunt. En immolant ainsi sa maison, ses affaires personnelles, c’est aussi une partie de sa mémoire qui s’évapore ainsi pour retomber et s’inscrire dans les esprits des proches rassemblés pour la cérémonie.

En contrepoint de cette histoire tragique, on découvre une photographie à la beauté intemporelle de Lee Friedlander. En face, trois œuvres se répondent: une toile de Damien Cabanes, une de l’artiste Siobhan Liddell et une gouache de Thierry Costesèque.

Enfin, dans la dernière salle, autour d’un grand autoportrait de Damien Cabanes de 1992, deux œuvres sur papier se font face. Depuis toujours, Yazid Oulab expérimente les outils propres à l’artisan. Ici, le dessin est réalisé à l’aide de graphite embouté à une perceuse, il en résulte une myriade de points, laissés par l’instrument en mouvement, qui tourbillonnent dans le blanc du papier et qui figurent l’image pointilliste d’un Christ donnant l’impression que la figure, telle un spectre, va s’élever et quitter la feuille sur laquelle il repose.

En face de cette image, on découvre un dessin à l’encre de Didier Mencoboni, une autre nuée, formée cette fois du mot «Etc.» des centaines de fois répétées, ils dessinent deux passages, l’un noir et l’autre blanc une sorte d’alpha et d’Oméga de la création, de la feuille blanche à sa saturation.

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