ART | EXPO

Léger comme l’air

09 Jan - 24 Fév 2007
Vernissage le 06 Jan 2007

Les tableaux de Jacin Giordano se présentent presque comme des jeux de construction au sein desquels l’oeil est invité à se perdre et à réassembler des éléments.

Léger comme l’air de Jacin Giordano

Bouillonnante et foisonnante, comme en état de création perpétuelle, la peinture de Jacin Giordano se présente comme de savants assemblages. Des collages où formes et matières semblent en constante expérimentation. Procédant par adjonctions, précises et minutieuses, de bandes de peinture acrylique, colle, fils, fragments de laine… sur le support (ordinairement de la toile ou du médium), l’artiste joue en permanence des oppositions constructives et des contrastes fascinants, que son mode de travail par accumulation de couches successives rend visuellement très efficaces et intrigants.

Semblables à des puzzles en évolution potentielle, assemblés sans schémas préparatoires, les tableaux de Jacin Giordano se présentent presque comme des jeux de construction au sein desquels l’oeil est invité à se perdre et à réassembler des éléments. Chaque oeuvre constituant pour l’artiste une solution possible, une hypothèse de travail, ce qui parfois le conduit à s’exprimer par la sculpture.
Si elle semble parfois chaotique, sa peinture n’est pas dénuée d’une certaine sensualité, d’une poésie où le monde de l’enfance, les peurs et les contes de fées semblent tout proches, même si les fils qui les tissent nous entraînent loin dans la divagation.

«Pour mon exposition à la Galerie Baumet Sultana, j’ai travaillé sur des peintures monochromes et souhaité séparer le blanc, le gris et le noir. J’ai également voulu opérer des distinctions dans les matières utilisées pour leur réalisation (comme la laine ou la peinture), ainsi que dans leur rendu (brillant ou mat).
Par exemple, une peinture blanche est entièrement réalisée à l’acrylique (matériau que j’utilise assez souvent), un tableau gris brillant est constitué de paillettes collantes recouvrant la toile, et une peinture noire est uniquement faite de noeuds de laine.

Les matières qui composent ces pièces peuvent, telle l’acrylique, apparaître lourdes tout en gardant une apparente légèreté comme dans le cas de la peinture blanche.
De même la laine semble très pesante du fait de sa couleur noire et de son aspect, dont la texture peut évoquer un paysage rocheux. L’ensemble reste cependant d’une grande légèreté.
Quant à l’œuvre constituée de paillettes argentées, sa texture peut faire penser au métal, mais elle brille comme un million d’étoiles dans le ciel.
L’exposition déclinera des variations élaborées à partir de ces trois oeuvres, comme une peinture noire exécutée à l’acrylique et une autre faite de paillettes noires.»

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Juliette Delaporte sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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