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Le Triage : X Y, Gènes sensibles

03 Juin - 03 Juil 2005

Dix artistes autour de la question du «corps» dans la représentation contemporain : outils d’ art ? moteur de recherche ? objet de consommation ? Le corps est devenu concept de multiplicité où se mêlent mémoire, vie, sexe, pensée, mort. Les rôles sociaux, politiques, esthétiques et religieux se superposent. Photographie, sculpture, installation, peinture, vidéo

Lieu
Le Triage, Site de création et de diffusion des arts visuels

Communiqué de presse
L’exposition « X Y Génes Sensibles » au Triage réunit les oeuvres de 10 artistes de cultures différentes autour de la question du «corps» dans la représentation contemporain : outils d’ art ? moteur de recherche ? objet de consommation ? Le corps est devenu concept de multiplicité où se mêlent mémoire, vie, sexe, pensée, mort. Les rôles sociaux, politiques, esthétiques et religieux se superposent. La diversité des media utilisés; photographie, sculpture, installation, peinture, vidéo proposent différentes problématiques au regard de la nature humaine.

Les artistes
Grégoire Bourdeil, Chan Kai-Yen, Claude Como, Xavier Gary Dominique Larrivaz, Marc Schildge, Shin Shimizu Martine Schildge, Yamaji Kiyomi, Marthe Lemelle

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Claude como
Née en 1964 en France, Claude Como vit et travaille à Paris
Le travail de Claude Como se caractérise par des séries d’analyses d’éléments qui constituent la peinture. Elle isole les sujets, teste leur résistance, sélectionne des paramètres en expérimentant la fluidité de la matière.Ces mises à l’épreuve de la peinture s’élaborent en alternance par la reproduction littérale de photographies, par leur interprétation et par l’image mémorisée. Elle aborde ainsi la peinture à travers les étapes suivantes : le portrait, le nu, la maladie, la rose et le paysage.
Depuis janvier 2005, l’artiste met en place les éléments qui constituent une nouvelle série : la vanité, catégorie particulière de nature morte, à haute valeur symbolique. Elle dénonce la relativité de la connaissance et la vanité du genre humain soumis à la fuite du temps, à la mort.Claude Como nous donne à voir une peinture intériorisée où le corps se décortique à travers des limites finement ciselées dans un registre chromatique vif sur une surface lissée à l’extrême.

Dominique Larrivaz
Né en 1962 en France, Dominique Larrivaz vit et travaille à Paris.
Protéiforme l’œuvre de Dominique Larrivaz est physique. Il décortique les limites de la représentation du «cul». Le spectateur lilliput pris au dépourvu est alors décalé tant par la forme du sujet que par son inhabituelle échelle. Peinture vive, modelée, spontanée et musclée, sa dominante chair envahit les lieux communs. Du sol au plafond.Incontrôlable et inclassable, il boulverse les expériences classiques de l’autoportrait du peintre et de son modèle. Contre nature, son œuvre est licencieuse, méthodique et gnostique. Dans l’acharnement répétitif contre le corps caricaturalement sexué, la peinture de Dominique Larrivaz respire.

Yamaji Kiyomi
Né en 1946 au Japon, Yamaji Kiyomi vit et travaille à Paris depuis 1977.
Yamaji Kiyomi revendique sa position d’artiste critique d’une société de « prêt à porter » où la vulgarité tient la tête d’affiche.Il tapisse ses oeuvres de collages de photos pornographiques et détourne les objets avec ironie et humour noir. Yamaji Kiyomi rassemble plusieurs média pour produire des tableaux « mise en boîte » ainsi que des installations.Il se définit comme le résistant d’une société habile et malhonnête.

Chan Kai – Yuen
Né en 1948 en Chine, Chan Kai – Yuen vit et travaille à Paris depuis 1970
Aliments, parties de corps humains sont tout autant de matériaux qu’utilise Chan Kai-Yuen dans son travail.Ces matières premières sont choisies pour sa grande diversité de formes, de couleurs et surtout pour les rapports qu’elles entretiennent avec la vie. Par la technique de l’empreinte et du moulage, ces éléments sont porteurs de sens et de symboles que le travail de transmutation et de déplacement amplifie et déjoue par une mise en scène. Tels des confrontations entre images et signes, rituels et grotesques,Chan Kai-Yuen propose un univers de figures imaginaires sans entrave où l’humour permet de digérer la réalité.

Marc Schildge Né en 1953 en France, Marc Schildge vit et travaille à Paris
Fruits d’une longue période de résidence au Japon et en Corée, les peintures et les œuvres sur papier de Marc Schildge reflètent la volonté d’aborder le travail sur la figure avec un regard neuf modelé en partie au contact de la vie.
À la délicatesse de dessins réalisés sur des papiers coréens, répond l’explosion de couleurs franches des tableaux qui par leurs formats reprennent le modèle occidental des fresques. Etranges, oniriques, parfois violentes, mais aussi traversées par l’humour, ses œuvres tissent ensemble les fils disparates de la vie, de la mort, du songe et de la réalité.
Crânes, chapeaux, figures, vêtements, y sont comme autant d’éléments de contes charnels et mystérieux dans lesquels la belle est en même temps l’ogre dans un décor voluptueux et inquiétant à la fois.

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Grégoire Bourdeil
Né en 1981 en France, Grégoire Bourdeil vit et travaille à Paris
Tout jeune artiste vidéaste, Grégoire Bourdeil travaille sur des superpositions de photos et d’ images animées pour obtenir des séries de « portraits évolutifs ». Les visages et les corps y sont en constante mutation, et semblent ne jamais s’arrêter sur un état stable, empêchant le spectateur de fixer un âge à ces portraits.L’ artiste tente et montre non pas des étapes du changement mais le changement lui-même, le seuil qui fait glisser les traits de l’adolescent vers ceux du vieillard et inversement. Comme pour planter le spectateur telle une épingle dans une « écharpe temporelle » et lui donner ainsi à voir plusieurs temps simultanément.

Les pièces et les installations de Martine Schildge sont faites de tissu blanc, d’ organdi, de tulle, de tarlatanne et de lycra.Elles révèlent des formes organiques et opposent le plein au vide, la présence à l’absence.
Bâties comme des architectures, ces structures textiles sont des habitacles en peau de tissu, manifestation de mondes intérieurs où les frontières protègent l’intime. Dans cet univers fragile de silence ouaté, l’espace devient vital. Son travail plonge dans le temps de son propre corps. Chaque pièce revendique une part de mystère, renforcée par le jeu de la transparence des tissus où tout est suggéré. Cousues, brodées, rembourées, les sculptures sont vivantes et continuent à se métamorphoser, se développer éternellement.

Martine Schildge
Née en 1951 en France, Martine Schildge vit et travaille à Paris

Shin Shimizu
Né en 1947 au Japon, Shin Shimizu vit et travaille à Paris et Sado
Les grands formats de Shin Shimizu proposent un univers sensoriel interne. Ses recherches se nourrissent de différentes civilisations. Sa peinture puise dans les origines de l’homme des formes épurées d’une extrême précision. La couleur devient métaphore du sang dans l’espace du tableau.
Ses œuvres, constituées de réseaux fluides comme « intestin d’arc-en-ciel » proposent un univers spirituel aux couleurs vives: il figure l’ énergie.

Xavier Gary
Né en 1960 en France, Xavier Gary vit et travaille à Paris
Xavier Gary photographie les opérations chirurgicales. Peut-on déranger la nudité sans la blesser et rendre esthétique la chirurgie plastique en ne photographiant que les interventions? Ces défis permettent-ils d’approcher la transformation des corps?
Si l’occident a choisi d’opérer un dualisme entre l’âme et le corps alors qu’ils sont consubstantiels et sans préséance, il est primordial de se demander comment cet écart grandissant aboutit au désir de transformer l’enveloppe charnelle, comme si, l’âme en se dissolvant, avait été repoussée jusque sous la peau.

Marthe Lemelle
Née en 1960 en France, Marthe Lemelle vit et travaille à Paris
Les photographies de Marthe Lemelle se font dans le noir.Ce déséquilibre originel crée une fracture qui permet de soustraire les images à l’ordre tranquille de la représentation. Dans l’obscurité, quelque chose se joue dans un battement entre l’apparition et la disparition. L’appareil photo est sur pied, l’obturateur sur pose longue. Dans la pénombre de petits faisceaux lumineux tracent à grands traits doux ou hachés, la scène et les corps qui s’y trouvent.
C’est moins définir l’autre qu’ imaginer, expérimenter cet espace-temps où il s’agit de ressentir l’entre deux, entre la grâce et l’échec permanent, la trace du corps est une image latente, invisible à l’œil nu.

Infos pratiques
> Lieu
Le Triage
1, rue Noël Pons. 92000 Nanterre
> Horaires
du mardi au vendredi de 11h à 19h; samedi de 14h à 19h
>Contact
T. 01 56 05 05 03
contact@letriage.com
www.letriage.com
> Entrée libre .

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