ART | EXPO COLLECTIVE

Le temps de l’écoute

24 Juin - 30 Oct 2011
Vernissage le 24 Juin 2011

Dans le cadre de l'évènement «L'art contemporain et la Côte d'Azur», la Villa Arson a produit l'exposition «Le temps de l’écoute» qui vise à retracer soixante ans de création sonore et musicale dans la région Côte d'Azur, des années 1950 à nos jours. Cette histoire se construit au travers du regard d'artistes contemporains travaillant ou ayant travaillé dans la région à qui il a été demandé de produire une oeuvre destinée à mettre en résonance des productions passées.

Pascal Broccolichi & Lars Fredrikson, Vincent Epplay & Robert Malaval & Les Rolling Stones, Jérome Joy & Jean Dupuy, Ludovic Lignon & Lars Fredrikson, Arnaud Maguet & Sun Ra, Arnaud Maguet & Soft Machine & Jean- Jacques Lebel, Arnaud Maguet & Richard Prompt, Isabelle Sordage & Éléonore Bak, Isabelle Sordage & Éliane Radigue, Gauthier Tassart & Thomas Köner, Gauthier Tassart & Jean-Pierre Massiéra, Christian Vialard & Yves Klein.
Le temps de l’écoute

Les œuvres crées pour cette expositions sont en quelque sorte le résultat de la recherche d’une écriture singulière pour analyser le champ particulièrement expérimental des pratiques sonores et musicales. Il s’agit également de s’appuyer sur la créativité d’artistes contemporains pour tisser des liens entre le passé et leurs propres expériences.

Cette position soulève évidemment la question de l’appropriation et de ses limites. Comment un artiste historique peut trouver sa place dans une oeuvre contemporaine? Inversement, comment une oeuvre actuelle peut affirmer son originalité alors qu’elle se construit sur une réalisation passée? Comment rendre lisible la singularité des oeuvres qui se rencontrent? C’est en étant affirmée clairement dans son postulat et dans les formes produites que l’appropriation devient une pensée esthétique qui dépasse le simple jeu des citations et des références.

Ainsi, pour cette exposition, ce n’est plus la perspective chronologique qui prévaut à l’écriture de l’histoire, mais le rapport atemporel entre les différentes pratiques. Les générations et les expériences ne s’opposent plus. L’histoire devient un flux continu où il ne s’agit pas tant de définir le rôle que chacun des artistes a tenu, mais plutôt celui que les pratiques qui la structurent et les liens qu’elles tissent entre elles.

Vernissage
Vendredi 24 juin