ART | EXPO

Le Lapin turquoise

10 Déc - 21 Jan 2012
Vernissage le 09 Déc 2011

Les œuvres d’Ingrid Luche ont le don de déconcerter. On reconnaît bien dans ses sculptures et ses installations les formes usuelles et fonctionnelles dont elles s’inspirent, mais elles s'en distinguent par un écart qui n’est autre que celui séparant la réalité du rêve.

Ingrid Luche
Le Lapin turquoise

Les espaces que crée Ingrid Luche sont des rémanences de lieux parcourus, traversés, porteurs d’un vécu devenu inconscient.
Sa troisième exposition à la galerie Air de Paris, «Le Lapin turquoise», repose sur les réminiscences d’un univers muséal — un musée particulier, dans lequel les objets sont affectés par les vertus magiques qu’ils sont censé représenter: amples vêtements inspirés des costumes de danses rituelles de tribus amérindiennes (série des «Ghost Dresses»), sculpture de caractère ethnographique (Monsieur Pigman), objet magique (Le Lapin turquoise).

Le musée n’est plus le lieu de présentation distante de pièces lointaines, mais lieu d’expérience à part entière, non pas un lieu de connaissance mais de reconnaissance pour le spectateur.

Cet espace parle alors de nos désirs et de nos souvenirs, il esquisse une histoire collective du temps présent, celle où subsistent des témoignages du passé comme autant de marqueurs de l’histoire que l’on veut voir maintenant.

Artiste
Ingrid Luche
Née en 1971 à Antibes, vit et travaille à Paris. Elle enseigne à l’Ensa de Bourges. Depuis ses études à la Villa Arson, elle développe notamment une recherche sur la perception sensible de l’architecture et des espaces publics et sa restitution par le biais de sculptures, photographies ou installations in situ.
La Station à Nice ainsi que le Confort Moderne à Poitiers lui ont consacré dernièrement deux expositions monographiques («Le Lapin turquoise» et «The May Riving Pavilion».

Parallèlement
La galerie du Rutebeuf à Clichy présente l’exposition «Ailleurs» d’Ingrid Luche (18 nov. 2011-15 janv. 2012).

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Camille Fallen sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Le Lapin turquoise