ART | EXPO

Le film et son double. Du film performatif. Séance 4

17 Nov - 17 Nov 2015
Vernissage le 17 Nov 2015

«Le film et son double. Du film performatif» est un cycle de conférences-performances conçu par Erik Bullot constituées d’une performance ou vidéo confiée à un artiste, et d’une conférence sur les enjeux du film performatif. Cette troisième séance du cycle réunit Simon Ripoll-Hurier et Clara Schulman.

Simon Ripoll-Hurier, Clara Schulmann
Le film et son double. Du film performatif. Séance 4

Ce cycle de conférences-performances proposé par Erik Bullot interroge l’hypothèse du «film performatif». La performance ou la conférence bonimentée peuvent-elles se substituer au film? Peut-on faire un film avec des mots? Ce format familier à de nombreux artistes induit des déplacements de la salle au musée, de l’image à la parole, de l’enregistrement au spectacle vivant. Chaque séance est l’occasion de programmer une double performance en croisant la parole d’artistes et de théoriciens en vue de tester la validité de l’hypothèse.

Programme
— «Diana [17.11.2015]», par Simon Ripoll-Hurier. Projection, 45 min
Le 10 janvier 1946 à 11h58, les antennes du Camp Evans émettent à très grande puissance un court signal en direction de la Lune. Un peu plus de deux secondes plus tard, elles en captent un écho très faible. C’est le premier succès du «Project Diana», deux années après son lancement: «le premier contact de l’homme avec la Lune».
Dès lors, la technique des communications par rebond lunaire est abondamment utilisée par l’armée et les services secrets américains jusqu’aux années soixante et à la mise en orbite des premiers satellites artificiels, qui la font tomber en désuétude. Depuis, la Lune ne reçoit des signaux que de quelques radioamateurs qui, à travers le monde, parviennent à fabriquer des paraboles assez larges et puissantes pour l’atteindre.

— «Etats d’âme», par Clara Schulmann. Conférence, 45 min
Au cinéma il n’y a pas beaucoup de voix off féminines. Détachées du corps, elles sont immatérielles. Souvent, elles nous donnent accès à une subjectivité, des secrets — une voix intérieure. Elles sont à la recherche de quelque chose. Elles sont aussi ironiques, critiques. Assignées à résidence, elles perturbent et démontent les environnements qui leur sont imposés. Si l’on se déplace et que l’on écoute les voix des femmes qui écrivent ou des artistes femmes qui parlent, que deviennent ces abstractions sentimentales?