ART | EXPO

Orthogonal

21 Mai - 02 Juin 2018

L’exposition « Orthogonal» à la galerie marseillaise du Tableau présente de récentes sculptures et installations de Mahatsanga Le Dantec : entre épure et complexité, le jeune plasticien propose une expérience de l’espace, de l’architecture et de la ville placée sous le signe de l’errance.  

L’exposition « Orthogonal » à la galerie du Tableau, à Marseille, réunit des sculptures et installations de Mahatsanga Le Dantec où l’abstraction géométrique offre une expérience libre de l’espace.

« Orthogonal »  : sculpture entre épure et complexité

Le titre de l’exposition, « Orthogonal », renvoie directement aux structures d’acier que Mahatsanga Le Dantec déploie au sein de la galerie mais aussi à travers la ville. Développant un tube métallique à travers l’espace comme il le ferait d’une ligne sur le papier, le jeune plasticien la plie à angle droit selon des sections irrégulières, dessinant ainsi des volumes qui suivent une logique orthogonale.

Derrière la forme sculpturale de l’œuvre intitulée Orthogonal, se dégage rapidement le dessin d’une ligne dont on distingue le début et la fin. Attiré par cette ligne d’apparence simple, le regard tente de suivre ses détours avant de se perdre dans l’enchevêtrement des motifs géométriques qu’elle trace. A la linéarité se substituent les contours de parallélépipèdes rectangles en trois dimensions qui, malgré leur transparence, ne peuvent être saisis dans leur intégralité.

Mahatsanga Le Dantec propose une expérience libre de l’espace et de la ville

Les sculptures de Mahatsanga Le Dantec mêlent épure et complexité : elles obligent à en faire le tour, à multiplier les angles de vue et à les mémoriser pour les assembler mentalement en une vision globale. Par ce processus, le regard, tout en suivant une simple ligne, finit par se perdre dans de multiples directions. Mahatsanga Le Dantec propose ainsi un labyrinthe dont le but n’est pas d’en trouver la sortie mais au contraire de se perdre, un support à une expérience libre de l’espace qu’il engage à poursuivre au-delà de la sculpture : à travers les rues, l’architecture, la ville… En témoigne l’œuvre intitulée Urbanisme sauvage potelets, pour laquelle l’artiste a plié un potelet urbain en bord de trottoir, à la manière de ses propres sculptures.

Les nouvelles œuvres de Mahatsanga Le Dantec s’inscrivent dans une pratique pluridisciplinaire qui aborde la sculpture comme l’architecture, l’installation, la vidéo, la photographie, la musique ou la danse. Autant de médiums qui lui permettent de rendre compte des structures, du rythme, de la géométrie élémentaire et des sons qui orchestrent les rapports entre le corps et l’espace.