DANSE | SPECTACLES

Le bain

10 Mar - 13 Mar 2020
Vernissage le 10 Mar 2020

Trois interprètes et trois poupées dansent dans Le Bain, pour faire revivre le fameux mythe d’Actéon, chasseur transformé en cerf après avoir vu la déesse Diane nue. La chorégraphe Gaëlle Bourges mène avec le spectacle une réflexion sur la représentation du corps et de la nudité dans l’histoire de l’art.

Parallèlement à des études de lettres, Gaëlle Bourges a pratiqué pendant plusieurs années la danse classique, la danse contemporaine, le modern’ jazz et les claquettes. Elle poursuit au sein de l’association Os, qu’elle a co-fondée à l’Université Paris-8 en 2005, une réflexion sur la représentation du corps et de la nudité dans l’histoire des arts, qu’elle avait entamée au sein d’autres structures de danse, telles que la compagnie K ou le Groupe Raoul Batz. C’est dans cette démarche que s’inscrit son spectacle pour enfants Le Bain, qui revient sur un célèbre mythe antique.

Le Bain : le mythe de Diane et d’Actéon revisité

La chorégraphe Gaëlle Bourges aborde dans son spectacle Le Bain un mythe célèbre raconté par Ovide dans ses Métamorphoses : suite à une partie de chasse, Actéon trouve par hasard le lieu où la déesse Diane se baigne nue. Furieuse, celle-ci transforme Actéon en cerf et le destine ainsi à être dévoré par ses propres chiens de chasse.

Le mythe a inspiré bien des poèmes et peintures à partir de la Renaissance, sur lesquels s’appuie Gaëlle Bourge dans son spectacle.  Elle reprend notamment le tableau Diane au bain attribué à l’Ecole de Fontainebleau, mais aussi Suzanne au bain peint par Le Tintoret, qui représente un épisode de l’Ancien Testament dans lequel Suzanne est épiée par deux vieillards alors qu’elle fait sa toilette.

Le Bain : un ballet de poupées, d’animaux et d’humains

Dans un décor sobre et sombre, trois interprètes manipulent et habillent trois poupées. Le spectacle offre deux niveaux de représentations des tableaux de la Renaissance : à l’avant de la scène, les poupées représentent tantôt Diane, tantôt Suzanne, accompagnées de servantes, en train de faire leur toilette ; à l’arrière, les danseuses incarnent tantôt Actéon accompagné de ses chiens, tantôt les vieillards. Leur chorégraphie mime la transformation du chasseur en cerf ainsi que sa fin tragique. Parallèlement, un conteur narre les deux mythes, tandis que la musique classique alterne avec la musique électro. La pièce fait preuve d’humour et de fantaisie, parvenant à mettre à la portée d’un jeune public les enjeux de la représentation du corps dans l’histoire de l’art.