ART | CRITIQUE

Lay down and shine

PArlène Berceliot Courtin
@07 Nov 2009

Un enchevêtrement de barrières de sécurité surmontées de têtes de cerfs, ou des lampadaires: deux installations de l'artiste tchèque Kristof Kintera qui procèdent à un détournement des codes urbanistiques, de façon à la fois ludique, politique et humoristique.

Nous connaissions les sculptures composées de branches de vélo There Is No Way To Go Now, les assemblages improbables d’objets domestiques évoquant d’éventuels conflits d’intérêts, Conflict of Interests. Kristof Kintera présente aujourd’hui avec l’exposition «Lay Down and Shine» une réinterprétation poétique de la signalisation urbaine.

L’exposition propose un détournement des codes urbanistiques. Paradise Now agit comme un enchevêtrement de barrières de sécurité surmontées de têtes de cerfs. Les éléments servant de systèmes de protection sont ici détournés pour former un bestiaire étonnant. Les teintes grises ressortent et font face à une lumière aveuglante de lampadaire.

Kristof Kuntera crée ainsi une danse, une composition animalière avec des éléments représentant habituellement des codes de sécurité urbaine. L’aspect humoristique de l’installation cède peu à peu à une ironie et une sensibilisation vers les méthodes de régularisation des flux citadins.

L’installation Lay Down and Shine, qui est aussi le titre de l’exposition, se compose de deux lampadaires, l’un ayant été coupé pour rentrer dans l’espace de la galerie, l’autre est complètement déplié pour faire face au spectateur et provoquer son éblouissement.

Ces systèmes d’éclairage proviennent de Prague, ville où est né l’artiste, ils contiennent et répandent une austérité et une nostalgie. Kristof Kintera déjoue les codes fonctionnels des objets grâce à une nouvelle personnalisation, une humanisation sous un aspect ludique, politique ou humoristique.

Liste des œuvres
Lay Down and Shine, 2009. Installation.
Paradise Now, 2009. Installation.