ART | EXPO

Laurent Montaron

19 Nov - 21 Jan 2006
Vernissage le 18 Nov 2005

Interrogeant les mécanismes de la narration, ses installations, films, photos et sculptures fabriquent des récits qui rejouent les fantasmes et les archétypes de l’inconscient.

Laurent Montaron
Laurent Montaron

La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, consacre une exposition personnelle à Laurent Montaron. À travers un ensemble d’installations inédites réalisées depuis 2003, d’un film, de photographies et de sculptures produites par La Galerie, cette exposition est l’occasion de découvrir le travail récent de l’artiste depuis sa dernière exposition personnelle en France en 2001.
Le travail de Laurent Montaron s’inscrit essentiellement dans une pratique de l’image photographique, tout en se développant au travers d’autres médiums tels que le film, la sculpture ou le son.
Interrogeant les mécanismes de la narration, ses oeuvres «fabriquent» des situations dans lesquelles le spectateur devient le locuteur privilégié de récits qui rejouent les fantasmes et les archétypes de l’inconscient.
Les scènes énigmatiques dont l’artiste nous propose l’expérience sont vécues comme des réminiscences de moments précieux, suspendues à une interprétation à laquelle elles semblent se dérober.

L’exposition présente pour la première fois en France des oeuvres réalisées pendant le séjour de l’artiste à New York en 2003-2004. Spit (2004) place le visiteur dans un entre-deux, celui d’une image à la fois fixe et animée, au bord du vide. Melancholia (2004), sculpture réalisée à partir d’un space echo, dont il ne reste du son que les méandres de la bande magnétique, agit comme une allégorie de la conscience dans l’expérience du temps.
Produit pour l’exposition, le film Readings (2005), accompagné de sous-titres sans rapport direct à l’image, est un travelling hypnotique et chargé de suspens, tourné dans un lieu énigmatique passant de la pénombre à la lumière, dont la fonction se révèle progressivement.

Une série de nouvelles photographies échafaude à partir d’indices infimes des scénarios dont l’interprétation reste ouverte. Enfin, deux objets, l’un évoquant un son à la fois familier et dramatique, l’autre la présence d’une cache, ont été dissimulés par l’artiste dans l’espace d’exposition, comme autant d’énigmes à déchiffrer.