ART | RETROSPECTIVE

L’atelier d’Alberto Giacometti

17 Oct - 11 Fév 2008

Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti à Paris, une rétrospective inédite de l’œuvre d’Alberto Giacometti. Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l’artiste seront présentées en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des œuvres rares.

Collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti
L’atelier d’Alberto Giacometti

Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l’artiste seront présentées en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des œuvres rares, souvent invisibles du grand public, comme les plâtres peints ou les fragments des murs de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja (Suisse).

Seront réunies exceptionnellement plus de 600 œuvresdont près de 200 sculptures et plâtres peints, 60 peintures, 170 dessins, 190 photographies et de nombreux documents d’archives, appartenant à la Fondation Alberto et Annette Giacometti, ainsi qu’une sélection d’œuvres de la collection du Centre Pompidou / Musée national d’art moderne et quelques prêts de grands musées et de collections particulières. Ils mettront en valeur la force créatrice de cet artiste majeur du 20èmesiècle et son processusde travail, composante essentielle de son œuvre.

Le parcours proposé, chronologique et thématique, s’articule autour du volume de l’atelier, point central de l’exposition. À travers une large sélection de peintures, sculptures, objets d’art décoratif, dessins, estampes, écrits…, cette exposition offre un regard nouveau sur la création de l’artiste restitué dans toutes ses dimensions: peintre, sculpteur, dessinateur, écrivain et créateur d’objets.

L’exposition montre aussi de façon tout à fait nouvelle en quoi Giacometti anticipe sur bien des pratiques d’avant-garde des années 1950 à 1970: le cinétisme, l’artiste comme chaman, le process art. Toute sa production est la trace dans la durée d’une action, dont l’atelier est le lieu rituel. «Documenter le transitoire» aurait pu être le sous-titre de l’exposition, en écho au titre de l’essai de David Sylvester en 1955 «perpétuer l’éphémère» (perpetuating the transient).

Une importance particulière est accordée à la diffusion de l’œuvre sculpté et à son édition: présentation des chefs-modèles, étude des patines entre bronzes anthumes et posthumes, révélant des aspects à ce jour méconnus de l’œuvre de l’artiste.

L’exposition sera accompagnée d’un catalogue abondamment illustré, dans lequel sont abordées l’histoire de l’atelier mythique parisien, les méthodes de travail de l’artiste et l’exposition de son œuvre de son vivant, ainsi que l’histoire de la collection de la Fondation.