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Last stop

14 Jan - 08 Mar 2015
Vernissage le 14 Jan 2015

Après avoir passé les neuf dernières années en Europe de l’Est et en Turquie, George Georgiou est retourné à Londres où il fut surpris par la rapidité avec laquelle la ville avait changé. Avec Last Stop, sa dernière série photographique, il documente la ville, ses mouvements et déplacements, son paysage et son architecture, et tente de comprendre comment tant de personnes arrivent à partager le même espace.

George Georgiou
Last stop

Le Château d’Eau présente la dernière série photographique de George Georgiou intitulée Last stop, exposée pour la première fois en France à l’occasion de la sortie début janvier de son livre éponyme.

Représenté par «Signatures» en France, ce photographe anglais travaille depuis quelques années en couleur. En 2008, après avoir passé les neuf dernières années en Europe de l’Est et en Turquie, il est retourné à Londres où il fut surpris par la rapidité avec laquelle la ville avait changé.
De là, est née cette série réalisée depuis les fenêtres des bus à deux étages qui traversent Londres jusqu’aux périphéries. Cherchant à documenter la ville, ses mouvements et déplacements, son paysage et son architecture, sa diversité et son énergie, il a voulu comprendre comment tant de personnes venues du monde entier arrivaient à partager le même espace.

Positionné au niveau inférieur du bus, cela lui a permis de saisir les gens à la manière traditionnelle de la photographie de rue et, installé sur le pont supérieur, de créer une distance nécessaire à la compréhension des circulations dans le paysage urbain.
Il fut fasciné également par la façon dont les gens utilisaient l’espace public dans une grande ville, grâce à cette impression «d’invisibilité partagée». Assis derrière la fenêtre, il devenait invisible ce qui lui permettait de voir et de comprendre le contenu émotionnel des mouvements quotidiens de Londres, de ses rythmes et de ses rituels.

Le principe même du projet étant de montrer qu’en empruntant le même itinéraire tous les jours, le flux et le reflux des rues prenaient un caractère aléatoire.
Pour capturer ce flux, le choix de présentation de son travail dans un livre-dépliant comme un accordéon reflétait et imitait la sensation d’un voyage en bus, donnant au spectateur-lecteur la possibilité de créer son propre voyage ouvert sur une multitude de d’itinéraires possibles.