ART | EXPO

L’Age d’or

18 Avr - 30 Avr 2016
Vernissage le 18 Avr 2016

L’exposition «L’Age d’or» à la galerie du Tableau ouvre une série de travail, à quatre mains, celles de Véronique Rizzo et Jacques Vidal. «L’Age d’or» est une suite de films et d’installations qui rend compte de l’histoire du cinéma, et fait écho aux turpitudes de l’humanité.

Dans les films et installations qui composent l’exposition «L’Age d’or», boucles et répétitions rendent les mouvements et les expressions plus dramatiques. Les directions se manifestent. L’œil erratique associe tous les paradoxes. La main se remplit de fourmis, la roue du chariot s’en détache, un couple s’enlace, le lustre s’écroule, fracas d’étincelles, un peuple en deuil emmène le pharaon au tombeau, le chevalier continue sa route dans une nuit de velours.

Commencée sous l’égide du film éponyme de Buñuel et Dali, la série de films «L’Age d’or» réunit les univers et inspirations de Véronique Rizzo et Jacques Vidal, artiste volontairement isolé dans son cabinet de curiosité, à l’instar d’un Des Esseintes du 21ème siècle. Il travaille à partir d’archives qu’il a constituées avec soin et méthode, véritable Babel numérique, composée de matériaux hétéroclites: extraits de films, images fixes, sons dans une humeur passablement fétichiste et fermement fixée dans ses orientations esthétiques.

Véronique Rizzo, s’est occupée de la partie technique et de la composition, de la mise en forme des divers éléments, se fiant aux aprioris certains de son camarade. Cela lui permet de donner suite à son travail commencé avec Dreamers, son dernier long métrage, s’appuyant sur la méthode de Burroughs et des accaparements de Dada.

A l’instar du film surréaliste, cette quête est un leurre voué à l’échec, activant le désir moteur d’un cycle qui s’abîme dans sa chute programmée. Comme un Eros transparent, il susurre et promet mais reste insaisissable. Promesse, rédemption et paix éternelle, restent les degrés les plus hauts du concept d’utopie.