ART | EXPO

La part du rêve

06 Nov - 07 Fév 2016
Vernissage le 06 Nov 2015

Etienne Cournault, peintre et graveur lorrain qui fut proche des cercles cubistes et surréalistes, est à l’honneur au Musée des beaux-arts de Nantes. Ses miroirs peints, peintures sur sable, pastels et gravures ornent les murs de la Chapelle de l’Oratoire avant de rejoindre Nancy, la région natale de l’artiste.

Communiqué de presse
Etienne Cournault
La part du rêve

D’origine lorraine, Etienne Cournault commence à graver et à peindre dès sa jeunesse. C’est seulement en 1920 qu’il s’installe à Paris et découvre les formes cubistes, l’humour Dada et l’onirisme surréaliste. Dès sa première exposition à la galerie Vavin-Raspail en 1928, les objets de verre réalisés par Etienne Cournault sont remarqués par Jacques Doucet, Man Ray, Pierre Legrain, Rose Adler. Ses affinités artistiques et amicales le rapprochent également de Jean Lurçat, André Salmon, A. Baudin, Georges Sadoul, Jean Prouvé.

Expérimentateur, Etienne Cournault s’adonne à de nombreuses techniques, qui lui valent d’être associé tantôt aux arts décoratifs, tantôt aux beaux-arts: peinture sous verre, objets de verre, peinture au sable, fresque, pastels. Il maîtrise la gravure sous ses multiples approches: eau forte, aquatinte, vernis mou, encre au sucre, burin, pointe sèche, sur cuivre, sur zinc, sur aluminium, sur argent, sur rhodoïd, sur mica. En 1929, il fonde La Jeune Gravure Contemporaine, avec Joseph Hecht, Jacques Villon et Jean-Emile Laboureur, figure de la scène artistique nantaise. La gravure est un objet de recherche constant jusqu’à la fin de sa vie.

L’œuvre d’Etienne Cournault laisse une large place au rêve et à la métamorphose. Riche d’un ensemble d’œuvres surréalistes réunissant Yves Tanguy, André Masson ou Max Ernst, le Musée des beaux-arts de Nantes est particulièrement soucieux de mettre en évidence cet aspect d’une création à multiples facettes. L’exploration des techniques permet d’établir un parallèle avec les inventions multiples des surréalistes. L’usage du verre, s’il introduit une dimension décorative, est aussi un jeu visuel de superpositions et de reflets, qui introduit le mystère et le trouble de la perception.

L’usage du sable dans la peinture (dès 1923) renvoie aux expériences cubistes, mais également à l’automatisme pictural d’André Masson (qui inaugure sa pratique de la peinture au sable en 1927). Dans l’art de la gravure également, Etienne Cournault donne à voir la réalité poétique du quotidien: la série des Graffiti (1927) invite à mettre en perspective les photographies de Paris de nuit de Brassaï (1932) ou l’art non académique de Dubuffet. Les monotypes ne sont pas sans évoquer ses frottages et grattages de Max Ernst.

L’exposition sera ensuite visible au Musée des beaux-arts de Nancy, du 26 février au 26 mai 2016.

Repères biographiques
Né à Malzéville, près de Nancy, le peintre et graveur Etienne Cournault (1891-1948) appartient, avec ses amis Jean Lurçat et Jean Prouvé, à la génération d’artistes héritiers de l’Ecole de Nancy formés aux arts graphiques autant qu’aux arts appliqués. En 1929, il est l’un des membres fondateurs de l’Union des Artistes Modernes.

Informations
Mercredi-lundi, 10h-18h, le jeudi jusqu’à 20h

Musée des beaux-arts de Nantes
Chapelle de l’Oratoire
Place de l’Oratoire – 44000 Nantes
Renseignements: 02 51 17 45 00