ART | EXPO

La Nuit froissée

26 Sep - 08 Nov 2009
Vernissage le 25 Sep 2009

Anne Brégeaut explore des détails du quotidien, s’attarde sur des gestes, des objets, des situations quotidiennes de la vie domestique. Elle dépeint ces petits riens de la vie familiale ou des rapports amoureux du couple et nous fait partager un monde incertain, d’une apparente naïveté, mais âpre en réalité car construit sur une absence un manque.

Anne Brégeaut
La Nuit froissée

L’exposition réunit un ensemble d’oeuvres investissant totalement l’espace de la galerie et au-delà. Une sculpture lumineuse sera visible seulement depuis l’extérieur du bâtiment et principalement la nuit. C’est au spectateur que revient de créer le lien entre les images, les fragments, les juxtapositions, et les mots en se faisant son propre récit.

J’avais décidé de m’endormir pièce en volume
Composée de trois éléments posés sur un sol peint en turquoise: un petit labyrinthe en fausses briques, un lit troué en bois avec la peinture d’une couverture imprimée à carreaux, et un escalier de quatre marches au sommet duquel se trouve un petit sapin nous invite à entrer dans l’univers de l’artiste : un univers « aux marges de la désillusion et du bonheur confondus», aux marges des rêves et des cauchemars, où s’imposent, comme dans l’ensemble de son travail, l’absence de sens des choses, le doute posé sur leur réalité et celle des relations entre les individus .

Mon nom
Mon nom, c’est le titre d’un des premiers chapitres de Sucre de pastèque de Richard Brautigan. C’est aussi le titre d’une série de vingt-trois gouaches de petite dimension d’Anne Brégeaut. Des éclats de verre sur des pavés. Des fleurs fanées éparpillées sur le sol. Un gros plan sur une grille. Un autre sur un fauteuil rouge. Les écailles d’un mur. Un vieux papier peint. Un drap froissé.
Autant d’images fugaces, de petites pensées, de détails insignifi ants, d’éclats gardés dans un coin de la mémoire. Autant de situations, de configurations, de moments – aussi singuliers que communs. Aussi singuliers que communs que tous les noms de Mon nom. C’est ça, Mon nom : une sorte de non-identité, une fragmentation de l’être qui devient ce qu’il voit / entend / ressent à un moment donné, puis passe à tout autre chose l’instant d’après.