ART | EXPO

La Marquise von O

29 Oct - 02 Déc 2005
Vernissage le 29 Oct 2005

Tableau-sculpture de 13 mètres de long composé de huit panneaux inspirés par la nouvelle éponyme du génie romantique allemand Heinrich Von Kleist. A propos du conflit entre raison et passion.

Frank Stella 
La Marquise von O

Frank Stella présente pour la première fois en France une de ses plus spectaculaires réalisations : La Marquise von O (1998-2000) une œuvre de 13 mètres de long inspirée par la nouvelle éponyme de Heinrich Von Kleist.

Fasciné par l’histoire et la culture allemande, Frank Stella s’est particulièrement intéressé à l’œuvre et au destin tragique de Heinrich von Kleist (1777 -1811). Suicidé à l’âge de 34 ans, Heinrich von Kleist est souvent décrit comme un génie isolé, figure clé du romantisme allemand. Ses personnages tourmentés, à l’instar de la Marquise von O jeune veuve qui se retrouve enceinte à son insu, ont souvent déconcerté voire horrifié ses contemporains.

Ce n’est pas la première fois que Frank Stella s’empare d’une œuvre littéraire pour créer ses «tableaux-sculptures», comme dans sa célébre série Moby Dick (1985-97) inspiré par le roman de Melville. Dans La Marquise von O, Frank Stella s’intéresse au conflit entre raison et passion, destin tragique et naïves aspirations à la joie. Chacun des 8 panneaux s’organise autour d’aires sombres autour desquelles s’articule un enchevêtrement de couleurs et de formes. Jouant sur la notion de plan et de lignes dynamiques, l’accumulation de collages de « La Marquise von O » dessine ainsi une fresque ambiguë entre peinture, sculpture, et architecture. Les émotions se mesurent au formalisme de l’abstraction.

En parallèle de la Marquise von O, Stella a réalisé un ensemble de plus petites œuvres en métal déformés inspirés par sa correspondance mais l’œuvre la plus spectaculaire est probablement la sculpture monumentale Prince Frederick of Hombourg installée sur les pelouses du Capitole de Washington en 2001.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à aller lire l’article sur l’exposition rédigé par Géraldine Selin.