DESIGN | EXPO

La Maison magique

08 Juin - 30 Juil 2016
Vernissage le 08 Juin 2016

Didier Fiuza Faustino et les architectes de l’Atelier Bow-Wow présentent «La Maison magique» à la Maison de la culture du Japon à Paris. L’exposition réunit deux «machines-habitats» réalisées en bois qui, à mi-chemin entre micro-architectures et objets de design, redessinent les contours des définitions de ces deux disciplines.

Pour le second volet du cycle d’expositions «Transphère», la Maison de la culture du Japon à Paris présente «La Maison magique», un projet conçu par Didier Fiuza Faustino et l’Atelier Bow-Wow, agence d’architecture japonaise fondée à Tokyo par Yoshiharu Tsukamoto, Momoyo Kaijima et Yoichi Tamai. Ces architectes se plaisent à explorer la notion d’habitat en inventant des «maisons-machines» originales et innovantes. A travers leurs projets, ils remettent en cause la définition même de l’architecture et posent un regard engagé sur les conditions de vie dans les villes contemporaines.

À l’occasion de «La Maison magique», Didier Fiuza Faustino et l’Atelier Bow-Wow présentent deux habitacles construits à l’aide d’un matériau commun, le bois, dans une logique de production cyclique. Importé du Portugal, le bois utilisé dans les deux constructions y sera réexpédié dès la fin de l’exposition pour une deuxième vie. Bien que réalisées avec le même matériau, les «maisons-machines» ou «machines-habitats» offrent aux visiteurs deux réflexions différentes.

Avec A home is not a hole, Didier Fiuza Faustino a conçu une forme minimale habitable, proche de la cellule, qui trouble le visiteur en ce qu’elle rompt avec les caractéristiques classiques définissant une oeuvre architecturale. En regard de cette installation sensible, l’Atelier Bow-Wow a fait la proposition d’une structure prenant la forme d’un toit, destinée à être investie par le public, à devenir un lieu d’échange et de convivialité.

Le visiteur est invité à éprouver les deux architectures dans une scénographie qui se veut poétique, voire magique, et qui joue sur des contrastes entre ombre et lumière, bruit et silence. Cette mise en scène a été inspirée par l’ouvrage L’Éloge de l’ombre, de l’écrivain Junichirô Tanizaki, ainsi que par le concept d’«inquiétante étrangeté» énoncé par Sigmund Freud. Si l’exposition invite à la déambulation poétique, elle résulte tout autant de réflexions culturelles, économiques et politiques et sera l’occasion d’échanges, d’ateliers et de rencontres. Le commissariat de l’exposition a été assuré par Hou Hanru, directeur artistique du Musée national des arts du XXIème siècle (MAXXI), à Rome.