ART | EXPO

La main qui dessinait toute seule, chap. II

10 Sep - 29 Oct 2005
Vernissage le 10 Sep 2005

Rendez-vous autour du dessin. Les artistes de la galerie Magda Danysz ont réalisé une série de dessins et invité un artiste de leur choix. Ils sont plus de vingt, possèdent leur propre univers et ne se rejoignent que sur un point : leurs dessins explosent de vie.

Jean-Marc Ballée, Gary Baseman, Christian Boulicaut, Valérie du Chéné, Richard Coleman, Dalek alias James Marshall, Isabelle Faria, Gosia Galas, William Hessel, Just Some Kids, Lucie Laroche, P Nicolas Ledoux, Morgane Le Gall, Lotie, Guillaume Mary, Zoe Mendelson, Miss Van, Marion Peck, Camille Rose Garcia, Jeanne Susplugas, Toffe, Ultralab, Christian Vetter, Eric White et encore, et leurs amis…
La main qui dessinait toute seule, chap. II

«Avec Magda Danysz, nous brûlons du désir de montrer le dessin (les nôtres, ceux de nos amis et d’artistes dont le trait nous attire) comme nous en rêvons : en cabinet de curiosités vaguement déviantes, en club de rencontres logiques ou incongrues, en laboratoire de savants maniaques, en réseau secret, labyrinthique et confidentiel, en atelier hanté d’artisans obsessionnels décédés, en bureau d’études d’usine d’armements baroques, en histoires sans fins, queues ou têtes, en fouillis monstre, en amas sophistiqué, incontrôlable, pas forcément toujours très contrôlé…

Nous avons conçu ce second chapitre de «La Main qui dessinait toute seuleTM» sur le même principe qu’une première édition dont le succès nous étonna au point de nous décider à renouveler l’expérience plus rapidement qu’il n’était prévu. On prend certains des mêmes, on y ajoute d’autres, et on recommence. L’exposition, toujours montée en été, en urgence et à l’énergie, conserve, nous l’espérons, son aspect un peu brut de kit d’outillage primitif, à la fois dans son processus comme dans son objet, le dessin.

Bien au-delà de son éternelle mauvaise réputation (créature pas finie, en voyage préparatoire vers les autres sphères de la création), le dessin grouille pour nous de sens, de bifurcations, d’embranchements, d’hypothèses complexes, de narrations… C’est un mode de vie, une façon de penser et de parler. Comme doué d’une aisance supérieure à celle d’autres formes plus lourdes à mettre en œuvre, il s’inscrit dans le flux, intimement mêlé aux processus de pensées en cours. Non pas contre ces autres formes (ou alors, tout contre), ni même toujours forcément sous elles, dans les sous-sols, mais bien à leurs côtés, souvent, les irriguant de son sang ultraoxigéné. Pas figé, toujours plus autonome, le dessin explose, nous saute à la tête et nous tient : à la gorge, à cœur, et au ventre…»
Ultralab, Paris juin 2005